dimanche 29 mars 2026

Mettre fin au "non-sens" avec des ARN --

Mettre fin au non-sens

Le code génétique représenté sous forme de tableauDes ARN de transfert modifiés neutralisent l'effet de variants génétiques « non-sens » qui introduisent un codon stop indésirable (appelé codon de terminaison prématurée, ou PTC) là où devrait se trouver un codon habituel.
La méthode repose sur la synthèse d'ARNt modifiés (ARTNt suppresseurs sup-tRNA en anglais) qui se fixent sur l'ARNm au niveau du PTC et apportent un acide aminé qui permet la poursuite de la traduction en une protéine de longueur complète. La figure 2 de Keeling (2025) décrit le principe du mécanisme d'action des
sup-tRNA

…sans modifier le génome, modifier son expression !

Dans une News and Views de Nature au titre malicieusement formulé — "Stop the nonsense: genome editing creates potentially therapeutic transfer RNAs" — Keeling (2025)  (ici), présente le travail de Pierce et al. (2025) (ici), qui ouvre une piste thérapeutique pour toute une classe de maladies rares. Plus de 7 000 maladies rares sont connues, mais seules environ 5 % disposent d'un traitement. Parmi les variants pathogènes, une proportion non négligeable correspond à des mutations « non-sens » : une mutation transforme un codon ordinaire en codon stop prématuré (voir le tableau de la fig. 1 ci-contre), ce qui interrompt trop tôt la synthèse de la protéine. La stratégie testée ici consiste à faire lire malgré tout ce stop anormal pour obtenir une protéine de longueur complète. Reste qu'une protéine  de longueur complète n'est pas forcément une protéine normale : l'acide aminé inséré à la place du stop peut en modifier la structure et en altérer la fonction. Malgré cette limite, une récupération même partielle de la fonction peut déjà suffire à atténuer certaines maladies graves. À ce stade, toutefois, la méthode ne vise qu'un seul type de codon stop prématuré, UAG, et pas encore UAA ni UGA.  Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

Cette technique montre bien que les ARNt détiennent la clé du code

Cette technique montre bien que les ARNt ne portent pas le "code" au sens génétique, mais qu'ils en détiennent une clé essentielle au moment de la traduction. Elle invite aussi à distinguer deux usages du terme "code génétique", souvent confondus dans l'enseignement : le code comme tableau de correspondance entre codons et acides aminés, et le "code" comme manière vague de désigner l'information héréditaire elle-même, comme lorsqu'on dit qu'un enfant "reçoit le code génétique de ses parents".

Cet article rappelle utilement que le "code génétique" n'est donc pas seulement le tableau appris à l'école (fig. 1). Ce tableau peut suggérer qu'un codon de l'ARNm "désigne" directement un acide aminé. En réalité, dans la cellule, cette correspondance passe par les ARNt, qui reconnaissent les codons et apportent les acides aminés : ils sont au cœur de la mise en œuvre concrète du code, tout en étant eux-mêmes, comme les autres ARN, spécifiés par des gènes dans l'ADN. Les ARNt suppresseurs le montrent de façon particulièrement claire : en modifiant l'ARNt qui reconnaît un codon stop prématuré, on modifie la traduction sans changer la séquence du gène muté lui-même. Voilà une bonne occasion de faire percevoir aux élèves le code génétique non comme une simple table de conversion, mais comme un dispositif moléculaire concret de reconnaissance et d'appariement. 

Principe d'action de cette piste thérapeutique

L'idée générale de Pierce et al. (2025) est de faire lire malgré tout un codon stop prématuré afin de permettre la production d'une protéine de longueur complète. Il ne s'agit donc pas de corriger le gène muté lui-même, mais de modifier l'anticodon d'un ARNt endogène pour le transformer en ARNt suppresseur capable de relire un codon stop prématuré et d'insérer un acide aminé à la place du signal d'arrêt. Cela ne garantit toutefois ni une structure correcte, ni une stabilité normale, ni une pleine fonctionnalité de la protéine produite. Comme seuls les tissus ou le vecteur a été introduit sont modifiés, et que les codons stop normaux sont mieux protégés que les stops prématurés, l'approche n'entraîne pas une lecture anarchique de l'ensemble des signaux d'arrêt.
La nouveauté importante est qu'il ne s'agit plus d'administrer ces ARNt comme agents thérapeutiques, mais d'utiliser le prime editing pour convertir des ARNt naturels en ARNt suppresseurs susceptibles d'être exprimés durablement dans les cellules ayant reçu le vecteur. Alors que les stratégies antérieures exigeaient des administrations répétées au moyen de systèmes sophistiqués de délivrance, cette approche pourrait, en principe, permettre une expression continue de sup-ARNt à des niveaux physiologiques. Des études animales à long terme seront toutefois nécessaires pour vérifier que cette expression reste stable et ne provoque pas d'effets secondaires indésirables.Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

Figure 1

Figure 2 | principe d'action des ARNt suppresseur. a, Dans les cellules, la synthèse des protéines a lieu lorsque la machinerie ribosomique décode la séquence d'un ARN messager afin de déterminer quel acide aminé doit être ajouté ensuite à une chaîne protéique en cours d'élongation, portée par un ARN de transfert. De nombreuses variantes génétiques contiennent des codons de terminaison prématurée (PTC) — des triplets de nucléotides qui, une fois transcrits en ARN messager, interrompent la synthèse de la protéine avant que celle-ci n'ait atteint sa longueur complète.

b, Pierce et al. ont utilisé une technique d'édition du génome pour transformer des ARNt naturellement exprimés en ARNt suppresseurs (sup-tRNAs), capables de reconnaître un type particulier de PTC. Pendant la synthèse de la protéine, ce sup-ARNt se fixe sur le PTC et ajoute un acide aminé à la chaîne protéique. Cela permet à la synthèse de se poursuivre au-delà du PTC et d'aboutir à une protéine de longueur complète. De tels sup-ARNt présentent un potentiel thérapeutique pour des maladies associées à des variantes génétiques contenant des PTC. Source Kim Keeling (2025). (ici).

Mecanisme d'action de cette piste thérapeutique

 Keeling (2025) indique que Pierce et al. (2025) ont identifié un ARNt suppresseur particulièrement actif contre un type précis de codon stop prématuré, UAG, puis l'ont testé dans des cellules humaines et chez la souris. Dans des lignées cellulaires porteuses de variants pathogènes, ils observent une restauration allant de 20 à 70 % de la fonction protéique normale. Dans un modèle murin de mucopolysaccharidose de type I, ils obtiennent jusqu'à 8 % d'activité normale de l'enzyme déficiente, ce qui suffit à atténuer plusieurs manifestations de la maladie. Ils rapportent aussi peu d'effets hors cible détectables et aucune lecture indésirable des codons stop normaux. Enfin, un criblage à grande échelle suggère que cette stratégie pourrait fonctionner dans de nombreux contextes moléculaires impliquant le codon UAG, y compris pour certains variants du gène CFTR, responsable de la mucoviscidose.Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

Une exigence essentielle pour cette technique, comme pour les autres approches thérapeutiques fondées sur la suppression du non-sens, est d'obtenir une restauration cliniquement pertinente de la fonction de la protéine cible. Pierce et al. rapportent qu'une restauration allant jusqu'à 8 % de la fonction normale de la protéine a suffi à atténuer les symptômes dans un modèle murin de MPS I, une maladie pour laquelle moins de 1 % de la fonction normale suffit déjà à réduire nettement les manifestations cliniques. En revanche, un tel niveau serait insuffisant pour de nombreuses maladies génétiques nécessitant un seuil de correction plus élevé. Il faudra donc encore améliorer l'efficacité et la puissance des sup-ARNt utilisés pour la suppression du non-sens. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

Même si les résultats de Pierce et de ses collègues suggèrent que cette approche par sup-ARNt pourrait avoir une large applicabilité, il faut garder à l'esprit que l'acide aminé inséré dans une chaîne protéique lors de la lecture au-delà d'un PTC peut avoir un effet important sur la stabilité et la fonction de la protéine. Il est donc peu probable que ce sup-ARNt permette de restaurer une fonction optimale pour toutes les protéines codées par des variants contenant un UAG. Des travaux supplémentaires seront nécessaires pour développer des sup-ARNt optimisés capables de permettre la lecture au-delà d'autres PTC, par exemple les codons UAA et UGA.

Mécanisme de prime editing ?

Le prime editing est utilisé ici comme un outil de "réécriture ciblée" : non pas pour corriger le gène muté, mais pour modifier l'anticodon d'un ARNt endogène et le transformer en ARNt suppresseur capable de relire un codon stop prématuré. 

Pour approfondir voir Anzalone, & al.  (2019).. ici:
Concrètement, Pierce et al. ciblent la boucle anticodon de gènes d'ARNt endogènes et remplacent l'anticodon natif par un anticodon suppresseur — par exemple CUA, UCA ou UUA — afin de reconnaître respectivement les codons stop TAG, TGA ou TAA. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

From: Prime editing-installed suppressor tRNAs for disease-agnostic genome editing


https://www.nature.com/articles/s41586-025-09732-2/figures/1
Fig 3: : Prime editing-mediated conversion of endogenous tRNAs to sup-tRNAs in mammalian cells. Schematic of prime editing strategy to generate sup-tRNAs [img]. Source :Pierce et al (2025)


Références:

  • Anzalone, A. V., Randolph, P. B., Davis, J. R., Sousa, A. A., Koblan, L. W., Levy, J. M., Chen, P. J., Wilson, C., Newby, G. A., Raguram, A., & Liu, D. R. (2019). Search-and-replace genome editing without double-strand breaks or donor DNA. Nature, 576(7785), 149‑157. https://doi.org/10.1038/s41586-019-1711-4
  • Keeling, K. M. (s. d.). Transfer RNAs edited for 'non-stop' gene therapy: Transfer RNAs edited for 'non-stop' gene therapy. nature, 648(8092). Consulté 25 mars 2026, à l'adresse https://www.nature.com/articles/d41586-025-03587-3.pdf
    Keeling, K. M. (2025). Stop the nonsense : Genome editing creates potentially therapeutic transfer RNAs. Nature, 648(8092), 43‑45. https://doi.org/10.1038/d41586-025-03587-3
    Pierce, S. E., Erwood, S., Oye, K., An, M., Krasnow, N., Zhang, E., Raguram, A., Seelig, D., Osborn, M. J., & Liu, D. R. (2025). Prime editing-installed suppressor tRNAs for disease-agnostic genome editing. Nature, 648(8092), 191‑202. https://doi.org/10.1038/s41586-025-09732-2

mercredi 11 mars 2026

Semaine du Cerveau / Bioscope au salon des inventions / Formation Naturaliste

Petit rappel, en ce moment a lieu... La semaine du cerveau 2026: ça vous parle ? …Le langage… au cœur de l'éducation

Chaque année, la Semaine du Cerveau propose un cycle de conférences de très haute qualité, accompagné d'un spectacle. Cette édition est consacrée au langage.
Dans cet esprit, Jump-To-Science en propose ici un éclairage particulier, notamment sous l'angle de l'apprentissage et de l'enseignement. 19h UniDufour
Détails de la conférence : Semaine du Cerveau

Un espoir pour ceux qui n'ont pas pu venir  :  les enregistrements des conférences sont en général mis en ligne sur le site  Semaine du Cerveau quelques temps après

LUNDI 9 MARS,  À L'INTÉRIEUR DU CERVEAU QUI PARLE

La capacité à communiquer par le langage nous semble naturelle, presque évidente. Mais comment le cerveau y parvient-il ? Il est organisé pour traiter le langage et créer automatiquement des liens entre les mots, selon les régularités de la langue maternelle. Intervenante : Nina Kazanina (UNIGE)

MARDI 10 MARS,  PREMIERS MOTS, NOUVELLES LANGUES

Le cerveau humain traite le langage dès la vie fœtale et ajuste progressivement sa perception à la langue de l'environnement. Le multilinguisme met en lumière comment il parvient à passer d'une langue à l'autre avec une remarquable efficacité. Intervenant-es : Hélène Delage (UNIGE) et Alexis Hervais-Adelman (UNIGE)

MERCREDI 11 MARS LE CERVEAU QUI REPREND LA PAROLE

Les troubles du langage dévoilent comment le cerveau organise et active ses réseaux céré- braux pour nous permettre de communiquer. Après une lésion, ces mêmes réseaux peuvent être stimulés pour aider le cerveau à retrouver la parole. Intervenant-es : Adrian Guggisberg (HUG) et Marina Laganaro (UNIGE)

JEUDI 12 MARS,  LES VOIES DU LANGAGE NON VERBAL

La communication non verbale façonne le déroulement des échanges sociaux et interagit étroitement avec le langage. Chez l'humain comme chez les singes, les vocalisations émotionnelles mobilisent des mécanismes cérébraux spécifiques qui permettent de décoder intentions et états affectifs. Intervenants : Adrian Bangerter (UNINE) et Didier Grandjean (UNIGE) VENDREDI 14 MARS, CONFÉRENCE INTERACTIVE ET SPECTACLE

DUEL DE LANGAGE : HUMAIN VS. IA

Les mécanismes du langage chez l'humain et chez les intelligences artificielles sont comparés à travers une conférence ponctuée d'expériences interactives. Un spectacle prolonge cette réflexion grâce à un dispositif scénique inédit, confrontant l'improvisation humaine à des textes générés par une intelligence artificielle.
Intervenants : Timothée Proix (ETHZ) et la compagnie suisse d'improvisation Alliance créative



Invitation

Stand du Bioscope

Au Salon International des Inventions de Genève

Le 14 et 15 mars 2026

La Biodiversité sous la loupe

Photo de Cécile Hournau

Retrouvez le Bioscope dans l'espace du Scienscope au Salon International des Inventions, le samedi 14 et dimanche 15 mars à Palexpo. L'occasion d'en apprendre plus sur la biodiversité et la richesse du vivant!

🔬 Observations à la loupe binoculaire et au microscope

🐝 Les espèces menacées en Suisse

🌱 La vie des sols


Horaires du stand:
Samedi 14 mars : 10h30 – 17h
Dimanche 15 mars : 10h – 16h

Nous nous réjouissons de vous retrouver nombreuses et nombreux sur le stand! Avec nos cordiales salutations, L'équipe du Bioscope

Avec le Scienscope de l'Université de Genève et la Fondation Convergences

Bioscope Maison de l'enfance et de l'adolescence 26 Blvd de la Cluse 1205 Genève bioscope@unige.ch



Formation Naturaliste 2026

  1. Ornithologie

  2. Mammalogie

  3. Plantes médicinales - printemps

  4. Plantes médicinales - automne

  5. Botanique

  6. Minéraux et roches

  7. Araignées


1. Ornithologie

8 cours, répartis sur l'année Responsable Laurent Vallotton
Nombre de participant.e.s De 8 à 15 personnes.

Description Ce cours d'ornithologie pratique, destiné à tous, est réparti sur l'année et s'articule essentiellement entre excursions et baguage d'oiseaux. Sauf une excursion vespérale, toutes ces sorties durent la journée.

Pour les inscriptions : [https://www.pronatura-ge.ch/fr/taxonomy/term/286]

Dates

Cours Type Date Heures Détails
1 Terrain dimanche 29 mars 2026 Dès 8h30 Baguage des Chouettes hulottes au pied du Jura vaudois
2 Terrain dimanche 19 avril 2026 10h00-20h00 Balade aux Follatères VS et écoute du Grand-duc d'Europe à Branson VS
3 Terrain dimanche 26 avril 2026 Dès 8h00 L'île aux oiseaux de Préverenges VD
4 Terrain dimanche 31mai 2026 Dès 8h00 À la recherche du Guêpier d'Europe en champagne genevoise
5 Terrain dimanche 21 juin 2026 Dès 8h00 Oiseaux de montagne au col de la Colombière F
6 Terrain dimanche 6 septembre 2026 Dès 10h00 À la recherche du Pluvier Guignard sur les crêtes du Jura
7 Terrain dimanche 18 octobre 2026 Dès 8h00 Baguage des migrateurs au col de Jaman VD
8 Terrain dimanche 17 janvier 2026 Dès 8h00 Hivernants à la rade de Genève et Pointe-à-la-Bise GE puis Tichodrome au Fort l'Écluse F

Tarifs

  • 200.- Membres ordinaires des associations acoquinées 250.- Non membres 150.- Etudiant.e.s

Naturalistes Romands


mardi 17 février 2026

La semaine du cerveau 2026: ça vous parle ? ...Le langage… au cœur de l’éducation

La semaine du cerveau 2026…ça vous parle ?

Chaque année, la Semaine du Cerveau propose un cycle de conférences de très haute qualité, accompagné d'un spectacle. Cette édition est consacrée au langage.
Dans cet esprit, Jump-To-Science en propose ici un éclairage particulier, notamment sous l'angle de l'apprentissage et de l'enseignement. Détails de la conférence plus bas.

Le langage… au cœur de l'éducation

Nous pensons souvent que le langage sert à exprimer nos idées. Mais si c'était l'inverse ?
Et si c'était en parlant, en écrivant, en reformulant — bref, en mettant nos idées en mots — que nous commencions réellement à penser ?

Depuis les travaux de Lev Vygotsky, la recherche en psychologie du développement montre que la pensée se construit dans l'interaction. C'est en dialoguant avec d'autres — enseignant·e, pairs, adultes — que l'enfant apprend à organiser ses idées. Le langage n'est pas seulement un véhicule de connaissances : il constitue un outil de développement cognitif (Vygotsky, 1978).

Cette idée a des conséquences pédagogiques très concrètes.
Si l'enseignant·e présente une synthèse brillante d'un savoir complexe, mais que les élèves ne s'exercent jamais à produire eux-mêmes une telle synthèse, on les prive précisément de l'activité qui construit cette compétence : on évalue alors une compétence qui n'a pas été réellement entraînée.

Faire écrire les élèves les aide à apprendre 

Les recherches sur le Writing-to-Learn montrent que le fait d'écrire pour expliquer, argumenter ou résumer transforme la compréhension elle-même (voir par exemple Hand & Prain, 2001)(ici). On n'écrit pas pour montrer ce que l'on sait — on écrit pour comprendre, et parfois pour découvrir ce que l'on ne savait pas encore formuler. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  (ici)

Faire parler les élèves les aide à apprendre 

Faire parler les élèves produit un effet comparable. Les travaux de Kimberly Tanner (2009)(ici) montrent que les étudiants qui expliquent, argumentent ou reformulent — même mentalement — apprennent davantage que ceux qui se contentent d'écouter. Encourager les élèves les plus réservés à prendre la parole, c'est donc aussi leur donner accès à ce potentiel d'apprentissage. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine : (ici)

Pensons-nous avec des mots ?

La question fait toujours l'objet de débats intenses. Des travaux récents en neurosciences, notamment ceux de Fedorenko (2024), suggèrent que le langage est avant tout un outil de communication et que la pensée peut exister indépendamment des mots.En français  Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici ainsi que  Stix & Fedorenko (2025) en français dans Cerveau et Psycho (pdf joint).
D'autres chercheurs, comme Lupyan (2016) (ici), défendent une position différente : selon lui, les mots agissent comme des signaux symboliques qui orientent et stabilisent nos représentations mentales, jouant ainsi un rôle actif dans l'organisation de la pensée.(ici). Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

Le langage n'est pas seulement verbal !

Enfin, le langage ne se limite pas aux mots. Gestes, expressions faciales, intonation, et vocalisations émotionnelles participent pleinement à la construction du sens (Goldin-Meadow, 2014) ici. Les recherches comparatives montrent d'ailleurs que les frontières entre communication humaine et animale sont plus complexes qu'on ne le pensait. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller à la conférence du jeudi 12 mars qui explorera précisément ces dimensions non verbales.

Explorer le cerveau du langage, c'est donc interroger bien plus que la parole : c'est questionner la manière dont nous apprenons, dont nous pensons — et ce qui fait notre singularité.
La Semaine du Cerveau offre une occasion rare d'entrer au cœur de ces questions, au contact direct des chercheurs et chercheuses qui les explorent.



La semaine du cerveau 2026…ça vous parle ?

Comment notre cerveau apprend-il à parler, à comprendre plusieurs langues, ou à retrouver la parole après une lésion ? Cette série de conférences explore les mécanismes cérébraux du langage sous toutes ses formes.

De la perception des premiers mots dès la vie fœtale à la maîtrise du multilinguisme, en passant par les troubles du langage et leur rééducation, les chercheurs dévoilent comment le cerveau organise et active ses réseaux pour communiquer. La semaine s'élargit aussi au langage non verbal et aux vocalisations émotionnelles, chez l'humain comme chez les primates.

Point culminant : une conférence-spectacle interactive qui confronte langage humain et intelligence artificielle, entre expériences scientifiques et improvisation théâtrale.

NB: En général l'auditoire est plein assez vite et une autre salle est ouverte (parfois même deux) avec retransmission vidéo en direct : venez assez tôt pour voir les conférencières et conférencier en présentiel



LUNDI 9 MARS,  À L'INTÉRIEUR DU CERVEAU QUI PARLE

La capacité à communiquer par le langage nous semble naturelle, presque évidente. Mais comment le cerveau y parvient-il ? Il est organisé pour traiter le langage et créer automatiquement des liens entre les mots, selon les régularités de la langue maternelle.

Intervenante : Nina Kazanina (UNIGE)

MARDI 10 MARS,  PREMIERS MOTS, NOUVELLES LANGUES

Le cerveau humain traite le langage dès la vie fœtale et ajuste progressivement sa perception à la langue de l'environnement. Le multilinguisme met en lumière comment il parvient à passer d'une langue à l'autre avec une remarquable efficacité.

Intervenant-es : Hélène Delage (UNIGE) et Alexis Hervais-Adelman (UNIGE)

MERCREDI 11 MARS LE CERVEAU QUI REPREND LA PAROLE

Les troubles du langage dévoilent comment le cerveau organise et active ses réseaux céré- braux pour nous permettre de communiquer. Après une lésion, ces mêmes réseaux peuvent être stimulés pour aider le cerveau à retrouver la parole.

Intervenant-es : Adrian Guggisberg (HUG) et Marina Laganaro (UNIGE)

JEUDI 12 MARS,  LES VOIES DU LANGAGE NON VERBAL

La communication non verbale façonne le déroulement des échanges sociaux et interagit étroitement avec le langage. Chez l'humain comme chez les singes, les vocalisations émotionnelles mobilisent des mécanismes cérébraux spécifiques qui permettent de décoder intentions et états affectifs.

Intervenants : Adrian Bangerter (UNINE) et Didier Grandjean (UNIGE) VENDREDI 14 MARS, CONFÉRENCE INTERACTIVE ET SPECTACLE

DUEL DE LANGAGE : HUMAIN VS. IA

Les mécanismes du langage chez l'humain et chez les intelligences artificielles sont comparés à travers une conférence ponctuée d'expériences interactives. Un spectacle prolonge cette réflexion grâce à un dispositif scénique inédit, confrontant l'improvisation humaine à des textes générés par une intelligence artificielle.
Intervenants : Timothée Proix (ETHZ) et la compagnie suisse d'improvisation Alliance créative

Des conférences pour le grand public sont proposées chaque soir de la semaine, à 19:00 à Uni Dufour (24 rue du Général-Dufour).

Programme    Details ici

Organisation: Neurocenter, Université de Genève
Partenariat: Pôle de recherche national Evolving Language et Fonds national suisse


Références:

  • Fedorenko, E., Piantadosi, S. T., & Gibson, E. A. F. (2024). Language is primarily a tool for communication rather than thought. Nature, 630(8017), 575‑586. https://doi.org/10.1038/s41586-024-07522-w
  • Frey, N., & Fisher, D. (2021). A Formative Assessment System for Writing Improvement. English Journal, 103(1), 66‑71.
  • Goldin-Meadow, S. (2014). How gesture works to change our minds. Trends in Neuroscience and Education, 3(1), 4–6. https://doi.org/10.1016/j.tine.2014.01.002
  • Hand, B. M., Prain, V., & Yore, L. (2001). Sequential Writing Tasks' Influence on Science Learning. In P. Tynjälä, L. Mason, & K. Lonka (Éds.),Writing as a Learning Tool : Integrating Theory and Practice (p. 105‑129). Springer Netherlands. https://doi.org/10.1007/978-94-010-0740-5_7
  • Hand, B., & Prain, V. (2001). Teachers Implementing Writing-To-Learn Strategies in Junior Secondary Science : A Case Study. Science Education, 86(6), 737‑755. https://doi.org/252010.1002/sce.10016
  • Lupyan, G. (2016). The Centrality of Language in Human Cognition. Language Learning, 66(3), 516‑553. https://doi.org/10.1111/lang.12155
  • Prain, V., & Hand, B. (1996). Writing for learning in secondary science : Rethinking practices. Teaching and teacher education, 12(6), 609‑626. https://doi.org/10.1016/S0742-051X(96)00003-0
  • Sampson, V., Enderle, P., Grooms, J., & Witte, S. (2013). Writing to Learn by Learning to Write During the School Science Laboratory : Helping Middle and High School Students Develop Argumentative Writing Skills as They Learn Core Ideas. Science Education, 97(5), 643‑670. https://doi.org/10.1002/sce.21069
  • Stix, G., & Fedorenko, E. (2025). Langage et pensée : Deux circuits distincts. Cerveau et Psycho, (172), 24‑27.
  • Tanner, K. D. (2009). Talking to Learn : Why Biology Students Should Be Talking in Classrooms and How to Make It Happen. CBE Life Sci Educ, 8(2), 89‑94. https://doi.org/10.1187/cbe.09-03-0021
  • Vygotsky, L. (1978). Mind in society : The development of higher psychological processes (Harvard University Press).


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lundi 12 janvier 2026

Le contact avec les bébés déclenche l'instinct paternel : depuis les poissons et chez l'humain, CQFD / documentaire ARTE / Livre Le temps des pères, une histoire naturelle des hommes et des bébés

Qu'est devenu ce comportement au cours de l'évolution ? Serait-il tapi au fond de notre génome, prêt à ressurgir ? C'est ce que Sarah Blaffer Hrdy suggère.

Chez de nombreux poissons l'instinct paternel est actif. Chez les poissons c'est les pères en général qui 'occupent des petits.On pense à l'Hippocampe qui garde ses petits dans sa poche ventrale et y produit des substances nutritives et de l'oxygène . On pense aussi à exemple classiquement enseigné en éthologie de l'épinoche mâle qui ventile et protège les œufs, élève seul ses petits alevins, ne mange pas pendant 10-20 jours pour que les petits se réfugient au premier danger dans sa bouche.

Elle parle aussi des hormones qui font que les grenouilles mâle s'occupent de leur têtards, de l'attachement aux petites souris qui est comme - et meme plus fort que - une drogue. Qui n'est pas sensible à l'odeur du cuir chevelu  des bébés (Hexadécanal probablement) :il rend  les mâles moins agressifs. Les bébés ont un effet transformateur sur les parents - aux pères aussi si on leur donne l'occasion d'être en contact avec les bébés-

Sarah Blaffer Hrdy argumente - sur la base d'études ethnographiques, génétiques et neuroscientifiques que cet instinct se réveille - chez les pères humains - au contact du bébé. Plus de contact avec bébé plus d'instinct paternel. Que les pères réagissent aussi bien que les mères aux cris des enfants. Ce qui compte c'est le temps passé avec les enfants.
Elle montre aussi que certaines études sur le comportement parental se sont focalisées sur les mamans et sont simplement passé à coté de celui des pères, faut de l'avoir étudié.
Elle montre comment l'ocytocine rend les pères plus doux (pour ne pas agresser les petits) et les mères plus enclines à l'agressivité (pour protéger ses petits). Voir aussi p. ex (Feldman,(2010) ici
Ecoutez CQFD , un documentaire :

Quand l'instinct paternel est apparu chez les animaux et chez l'humain


https://www.editionsladecouverte.fr/le_temps_des_peres-9782348084973Comment l'instinct paternel s'est-il développé pour qu'au 21e siècle des pères soient capables de prendre soin des tout petits aussi bien que les mères ne l'ont fait traditionnellement ? À moins qu'il n'ait toujours été là, tapi dans notre biologie, ne demandant que le bon contexte culturel pour s'épanouir pleinement.

Dans " Le temps des pères, une histoire naturelle des hommes et des bébés ", publié aux éditions La Découverte, l'anthropologue et primatologue Sarah Blaffer Hrdy remonte la longue histoire des soins parentaux, des papas poissons aux mâles Homo sapiens. Elle montre comment l'exposition intime et prolongée aux bébés transforme le corps et le cerveau des hommes, via des hormones comme la prolactine ou l'ocytocine, et comment ces tout petits peuvent, littéralement, rendre les adultes plus pacifiques.  Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'ouvrage d'origine : Intranet.pdf

Avec Sarah Blaffer Hrdy, primatologue et anthropologue évolutionniste, professeure émérite à l'Université de Caroline-Davis, et Jacqueline Farmer, réalisatrice du documentaire " Paternité, une métamorphose décryptée ".

Un must pour chaque bibliothèque d'école ?


Pour ceux qui y ont accès par l'UNIGE : texte intégral sur Cairn-info
https://shs.cairn.info/le-temps-des-peres--9782348084973?lang=fr&tab=sommaire

Il a longtemps semblé évident que les femmes s'occupaient des bébés et les hommes d'autre chose. N'en a-t-il pas toujours été ainsi ? Lorsque la science de l'évolution est apparue, elle a entériné cette vénérable division du travail : les mâles mammifères ont évolué pour rivaliser entre eux afin d'accroître leur statut et le nombre de leurs partenaires, tandis que les femelles assuraient la gestation, l'allaitement et les soins de la progéniture des vainqueurs. Mais, au XXIe siècle, de plus en plus d'hommes s'occupent tendrement de nouveau-nés. Faut-il simplement l'attribuer à des changements politiques, sociaux et culturels ? Selon Sarah Blaffer Hrdy, ceux-ci ont plutôt permis à un potentiel biologique latent de pleinement s'exprimer. On ne s'est intéressé que tardivement à ce qui se produit dans le corps et le cerveau des hommes qui prodiguent des soins à des bébés. Or, chez ceux-là, des scientifiques ont observé des bouleversements neurologiques et hormonaux comparables à ceux identifiés de longue date chez les femmes qui deviennent mères. Ces dispositions méconnues qui ne demandent qu'à être (ré)activées paraissent d'autant plus inattendues que, si l'investissement paternel est attesté chez de nombreuses espèces d'oiseaux, de poissons et même d'insectes, ce comportement est extrêmement rare chez les mâles mammifères, en particulier chez les grands singes les plus proches de nous. Comment est-il alors apparu dans notre lignée ? En éclairant l'évolution de l'humanité sous un jour surprenant, cet ouvrage magistral nous conduit à envisager autrement les définitions de la masculinité et à mesurer leurs implications pour la société et notre espèce.


Références:

lundi 29 décembre 2025

7 bonnes nouvelles pour donner de l'espoir / Dix personnes qui ont façonné la science en 2025


Pour dépasser les mauvaises nouvelles et garder un bon souvenir de 2025

Kavanagh, K. (2025) dans une News de Nature relève 7 bonnes nouvelles scientifiques  qui se sont passées en 2025 
et plus bas :
Chaque année, Nature's 10 met en lumière des femmes et des hommes dont les travaux, les choix ou le courage ont marqué la science contemporaine. Plus qu'un palmarès, cette sélection raconte des trajectoires humaines au cœur de découvertes majeures et de décisions à fort impact sociétal.

Sept bonnes nouvelles scientifiques pour 2025

Malgré un contexte politique tendu, l'année 2025 a aussi montré que la science avance — concrètement, efficacement, parfois spectaculairement.
Des premières en édition génétique, des épidémies rapidement contenues, en passant par des décisions politiques fondées sur les données scientifiques, Nature revient sur quelques-unes des bonnes nouvelles scientifiques de 2025. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

Biodiversité en reprise.
Grâce à des politiques de conservation ciblées, plusieurs espèces sortent de la zone critique. La tortue verte n'est plus considérée comme menacée, un petit marsupial australien a reconquis son territoire (ici), et un traité international protège désormais la haute mer, avec un objectif clair : préserver 30 % des océans et des terres.Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine(ici),

La couche d'ozone continue de se réparer.
Le trou au-dessus de l'Antarctique atteint sa plus petite taille depuis 2019. Résultat direct d'un accord scientifique et politique majeur : l'élimination progressive des CFC. Si l'effort se poursuit, une guérison complète est attendue d'ici la fin du siècle. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine ici

A 3D rendering of the ozone hole swirling above Antartica as measured on the 13th September 2025.

Année charnière pour l'édition génétique.
Des thérapies géniques franchissent un cap clinique : ralentissement majeur de la maladie de Huntington, rémissions prometteuses de leucémies grâce à des cellules CAR-T modifiées, premiers traitements CRISPR personnalisés. La médecine entre dans l'ère du « sur-mesure moléculaire ». Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine ici

Les renouvelables dépassent le charbon.
Pour la première fois à l'échelle mondiale, les énergies renouvelables deviennent la principale source d'électricité. La Chine franchit le seuil symbolique du térawatt solaire. L'Europe couvre près de la moitié de ses besoins par des sources renouvelables — même si les émissions fossiles restent trop élevées.

An aerial view of the sun setting behind wind turbines and rows of solar panels at a wind farm in China.
Credit: Chen Kun/VCG via Getty

Une épidémie d'Ebola stoppée en 42 jours.
En République démocratique du Congo, une réponse rapide combinant vaccins, traitements et suivi des contacts a contenu une flambée d'Ebola en un temps record. Un succès de santé publique fondé sur l'expérience accumulée.Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine
A health worker washes her hands at an outdoor wash station in an Ebola treatment center in the Democratic Republic of the Congo.
Credit: Xinhua/Shutterstock

De nouveaux médicaments contre le paludisme.
Un traitement enfin adapté aux nourrissons est approuvé. Un autre, efficace contre les souches résistantes, pourrait devenir la première nouvelle classe de médicaments antipaludiques depuis 25 ans.Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origineici

Recul net des allergies à l'arachide.
Dix ans après un changement de recommandations fondé sur des essais cliniques, la prévalence des allergies alimentaires chute fortement chez les jeunes enfants. Exemple emblématique de science traduite en politiques efficaces. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine cf ici "


Dix personnes qui ont façonné la science en 2025

Chaque année, Nature's 10 met en lumière des femmes et des hommes dont les travaux, les choix ou le courage ont marqué la science contemporaine. Plus qu'un palmarès, cette sélection raconte des trajectoires humaines au cœur de découvertes majeures et de décisions à fort impact sociétal.

L'édition 2025 rassemble des scientifiques explorant les confins de l'Univers et les profondeurs des océans, mais aussi des figures de la santé publique et de la recherche qui ont défendu une science fondée sur les preuves dans un contexte politique parfois hostile.

Les dix personnalités retenues :

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Références: