mardi 17 février 2026

La semaine du cerveau 2026: ça vous parle ? ...Le langage… au cœur de l’éducation

La semaine du cerveau 2026…ça vous parle ?

Chaque année, la Semaine du Cerveau propose un cycle de conférences de très haute qualité, accompagné d'un spectacle. Cette édition est consacrée au langage.
Dans cet esprit, Jump-To-Science en propose ici un éclairage particulier, notamment sous l'angle de l'apprentissage et de l'enseignement. Détails de la conférence plus bas.

Le langage… au cœur de l'éducation

Nous pensons souvent que le langage sert à exprimer nos idées. Mais si c'était l'inverse ?
Et si c'était en parlant, en écrivant, en reformulant — bref, en mettant nos idées en mots — que nous commencions réellement à penser ?

Depuis les travaux de Lev Vygotsky, la recherche en psychologie du développement montre que la pensée se construit dans l'interaction. C'est en dialoguant avec d'autres — enseignant·e, pairs, adultes — que l'enfant apprend à organiser ses idées. Le langage n'est pas seulement un véhicule de connaissances : il constitue un outil de développement cognitif (Vygotsky, 1978).

Cette idée a des conséquences pédagogiques très concrètes.
Si l'enseignant·e présente une synthèse brillante d'un savoir complexe, mais que les élèves ne s'exercent jamais à produire eux-mêmes une telle synthèse, on les prive précisément de l'activité qui construit cette compétence : on évalue alors une compétence qui n'a pas été réellement entraînée.

Faire écrire les élèves les aide à apprendre 

Les recherches sur le Writing-to-Learn montrent que le fait d'écrire pour expliquer, argumenter ou résumer transforme la compréhension elle-même (voir par exemple Hand & Prain, 2001)(ici). On n'écrit pas pour montrer ce que l'on sait — on écrit pour comprendre, et parfois pour découvrir ce que l'on ne savait pas encore formuler. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  (ici)

Faire parler les élèves les aide à apprendre 

Faire parler les élèves produit un effet comparable. Les travaux de Kimberly Tanner (2009)(ici) montrent que les étudiants qui expliquent, argumentent ou reformulent — même mentalement — apprennent davantage que ceux qui se contentent d'écouter. Encourager les élèves les plus réservés à prendre la parole, c'est donc aussi leur donner accès à ce potentiel d'apprentissage. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine : (ici)

Pensons-nous avec des mots ?

La question fait toujours l'objet de débats intenses. Des travaux récents en neurosciences, notamment ceux de Fedorenko (2024), suggèrent que le langage est avant tout un outil de communication et que la pensée peut exister indépendamment des mots.En français  Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici ainsi que  Stix & Fedorenko (2025) en français dans Cerveau et Psycho (pdf joint).
D'autres chercheurs, comme Lupyan (2016) (ici), défendent une position différente : selon lui, les mots agissent comme des signaux symboliques qui orientent et stabilisent nos représentations mentales, jouant ainsi un rôle actif dans l'organisation de la pensée.(ici). Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

Le langage n'est pas seulement verbal !

Enfin, le langage ne se limite pas aux mots. Gestes, expressions faciales, intonation, et vocalisations émotionnelles participent pleinement à la construction du sens (Goldin-Meadow, 2014) ici. Les recherches comparatives montrent d'ailleurs que les frontières entre communication humaine et animale sont plus complexes qu'on ne le pensait. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller à la conférence du jeudi 12 mars qui explorera précisément ces dimensions non verbales.

Explorer le cerveau du langage, c'est donc interroger bien plus que la parole : c'est questionner la manière dont nous apprenons, dont nous pensons — et ce qui fait notre singularité.
La Semaine du Cerveau offre une occasion rare d'entrer au cœur de ces questions, au contact direct des chercheurs et chercheuses qui les explorent.



La semaine du cerveau 2026…ça vous parle ?

Comment notre cerveau apprend-il à parler, à comprendre plusieurs langues, ou à retrouver la parole après une lésion ? Cette série de conférences explore les mécanismes cérébraux du langage sous toutes ses formes.

De la perception des premiers mots dès la vie fœtale à la maîtrise du multilinguisme, en passant par les troubles du langage et leur rééducation, les chercheurs dévoilent comment le cerveau organise et active ses réseaux pour communiquer. La semaine s'élargit aussi au langage non verbal et aux vocalisations émotionnelles, chez l'humain comme chez les primates.

Point culminant : une conférence-spectacle interactive qui confronte langage humain et intelligence artificielle, entre expériences scientifiques et improvisation théâtrale.

NB: En général l'auditoire est plein assez vite et une autre salle est ouverte (parfois même deux) avec retransmission vidéo en direct : venez assez tôt pour voir les conférencières et conférencier en présentiel



LUNDI 9 MARS,  À L'INTÉRIEUR DU CERVEAU QUI PARLE

La capacité à communiquer par le langage nous semble naturelle, presque évidente. Mais comment le cerveau y parvient-il ? Il est organisé pour traiter le langage et créer automatiquement des liens entre les mots, selon les régularités de la langue maternelle.

Intervenante : Nina Kazanina (UNIGE)

MARDI 10 MARS,  PREMIERS MOTS, NOUVELLES LANGUES

Le cerveau humain traite le langage dès la vie fœtale et ajuste progressivement sa perception à la langue de l'environnement. Le multilinguisme met en lumière comment il parvient à passer d'une langue à l'autre avec une remarquable efficacité.

Intervenant-es : Hélène Delage (UNIGE) et Alexis Hervais-Adelman (UNIGE)

MERCREDI 11 MARS LE CERVEAU QUI REPREND LA PAROLE

Les troubles du langage dévoilent comment le cerveau organise et active ses réseaux céré- braux pour nous permettre de communiquer. Après une lésion, ces mêmes réseaux peuvent être stimulés pour aider le cerveau à retrouver la parole.

Intervenant-es : Adrian Guggisberg (HUG) et Marina Laganaro (UNIGE)

JEUDI 12 MARS,  LES VOIES DU LANGAGE NON VERBAL

La communication non verbale façonne le déroulement des échanges sociaux et interagit étroitement avec le langage. Chez l'humain comme chez les singes, les vocalisations émotionnelles mobilisent des mécanismes cérébraux spécifiques qui permettent de décoder intentions et états affectifs.

Intervenants : Adrian Bangerter (UNINE) et Didier Grandjean (UNIGE) VENDREDI 14 MARS, CONFÉRENCE INTERACTIVE ET SPECTACLE

DUEL DE LANGAGE : HUMAIN VS. IA

Les mécanismes du langage chez l'humain et chez les intelligences artificielles sont comparés à travers une conférence ponctuée d'expériences interactives. Un spectacle prolonge cette réflexion grâce à un dispositif scénique inédit, confrontant l'improvisation humaine à des textes générés par une intelligence artificielle.
Intervenants : Timothée Proix (ETHZ) et la compagnie suisse d'improvisation Alliance créative

Des conférences pour le grand public sont proposées chaque soir de la semaine, à 19:00 à Uni Dufour (24 rue du Général-Dufour).

Programme    Details ici

Organisation: Neurocenter, Université de Genève
Partenariat: Pôle de recherche national Evolving Language et Fonds national suisse


Références:

  • Fedorenko, E., Piantadosi, S. T., & Gibson, E. A. F. (2024). Language is primarily a tool for communication rather than thought. Nature, 630(8017), 575‑586. https://doi.org/10.1038/s41586-024-07522-w
  • Frey, N., & Fisher, D. (2021). A Formative Assessment System for Writing Improvement. English Journal, 103(1), 66‑71.
  • Goldin-Meadow, S. (2014). How gesture works to change our minds. Trends in Neuroscience and Education, 3(1), 4–6. https://doi.org/10.1016/j.tine.2014.01.002
  • Hand, B. M., Prain, V., & Yore, L. (2001). Sequential Writing Tasks' Influence on Science Learning. In P. Tynjälä, L. Mason, & K. Lonka (Éds.),Writing as a Learning Tool : Integrating Theory and Practice (p. 105‑129). Springer Netherlands. https://doi.org/10.1007/978-94-010-0740-5_7
  • Hand, B., & Prain, V. (2001). Teachers Implementing Writing-To-Learn Strategies in Junior Secondary Science : A Case Study. Science Education, 86(6), 737‑755. https://doi.org/252010.1002/sce.10016
  • Lupyan, G. (2016). The Centrality of Language in Human Cognition. Language Learning, 66(3), 516‑553. https://doi.org/10.1111/lang.12155
  • Prain, V., & Hand, B. (1996). Writing for learning in secondary science : Rethinking practices. Teaching and teacher education, 12(6), 609‑626. https://doi.org/10.1016/S0742-051X(96)00003-0
  • Sampson, V., Enderle, P., Grooms, J., & Witte, S. (2013). Writing to Learn by Learning to Write During the School Science Laboratory : Helping Middle and High School Students Develop Argumentative Writing Skills as They Learn Core Ideas. Science Education, 97(5), 643‑670. https://doi.org/10.1002/sce.21069
  • Stix, G., & Fedorenko, E. (2025). Langage et pensée : Deux circuits distincts. Cerveau et Psycho, (172), 24‑27.
  • Tanner, K. D. (2009). Talking to Learn : Why Biology Students Should Be Talking in Classrooms and How to Make It Happen. CBE Life Sci Educ, 8(2), 89‑94. https://doi.org/10.1187/cbe.09-03-0021
  • Vygotsky, L. (1978). Mind in society : The development of higher psychological processes (Harvard University Press).


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lundi 12 janvier 2026

Le contact avec les bébés déclenche l'instinct paternel : depuis les poissons et chez l'humain, CQFD / documentaire ARTE / Livre Le temps des pères, une histoire naturelle des hommes et des bébés

Qu'est devenu ce comportement au cours de l'évolution ? Serait-il tapi au fond de notre génome, prêt à ressurgir ? C'est ce que Sarah Blaffer Hrdy suggère.

Chez de nombreux poissons l'instinct paternel est actif. Chez les poissons c'est les pères en général qui 'occupent des petits.On pense à l'Hippocampe qui garde ses petits dans sa poche ventrale et y produit des substances nutritives et de l'oxygène . On pense aussi à exemple classiquement enseigné en éthologie de l'épinoche mâle qui ventile et protège les œufs, élève seul ses petits alevins, ne mange pas pendant 10-20 jours pour que les petits se réfugient au premier danger dans sa bouche.

Elle parle aussi des hormones qui font que les grenouilles mâle s'occupent de leur têtards, de l'attachement aux petites souris qui est comme - et meme plus fort que - une drogue. Qui n'est pas sensible à l'odeur du cuir chevelu  des bébés (Hexadécanal probablement) :il rend  les mâles moins agressifs. Les bébés ont un effet transformateur sur les parents - aux pères aussi si on leur donne l'occasion d'être en contact avec les bébés-

Sarah Blaffer Hrdy argumente - sur la base d'études ethnographiques, génétiques et neuroscientifiques que cet instinct se réveille - chez les pères humains - au contact du bébé. Plus de contact avec bébé plus d'instinct paternel. Que les pères réagissent aussi bien que les mères aux cris des enfants. Ce qui compte c'est le temps passé avec les enfants.
Elle montre aussi que certaines études sur le comportement parental se sont focalisées sur les mamans et sont simplement passé à coté de celui des pères, faut de l'avoir étudié.
Elle montre comment l'ocytocine rend les pères plus doux (pour ne pas agresser les petits) et les mères plus enclines à l'agressivité (pour protéger ses petits). Voir aussi p. ex (Feldman,(2010) ici
Ecoutez CQFD , un documentaire :

Quand l'instinct paternel est apparu chez les animaux et chez l'humain


https://www.editionsladecouverte.fr/le_temps_des_peres-9782348084973Comment l'instinct paternel s'est-il développé pour qu'au 21e siècle des pères soient capables de prendre soin des tout petits aussi bien que les mères ne l'ont fait traditionnellement ? À moins qu'il n'ait toujours été là, tapi dans notre biologie, ne demandant que le bon contexte culturel pour s'épanouir pleinement.

Dans " Le temps des pères, une histoire naturelle des hommes et des bébés ", publié aux éditions La Découverte, l'anthropologue et primatologue Sarah Blaffer Hrdy remonte la longue histoire des soins parentaux, des papas poissons aux mâles Homo sapiens. Elle montre comment l'exposition intime et prolongée aux bébés transforme le corps et le cerveau des hommes, via des hormones comme la prolactine ou l'ocytocine, et comment ces tout petits peuvent, littéralement, rendre les adultes plus pacifiques.  Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'ouvrage d'origine : Intranet.pdf

Avec Sarah Blaffer Hrdy, primatologue et anthropologue évolutionniste, professeure émérite à l'Université de Caroline-Davis, et Jacqueline Farmer, réalisatrice du documentaire " Paternité, une métamorphose décryptée ".

Un must pour chaque bibliothèque d'école ?


Pour ceux qui y ont accès par l'UNIGE : texte intégral sur Cairn-info
https://shs.cairn.info/le-temps-des-peres--9782348084973?lang=fr&tab=sommaire

Il a longtemps semblé évident que les femmes s'occupaient des bébés et les hommes d'autre chose. N'en a-t-il pas toujours été ainsi ? Lorsque la science de l'évolution est apparue, elle a entériné cette vénérable division du travail : les mâles mammifères ont évolué pour rivaliser entre eux afin d'accroître leur statut et le nombre de leurs partenaires, tandis que les femelles assuraient la gestation, l'allaitement et les soins de la progéniture des vainqueurs. Mais, au XXIe siècle, de plus en plus d'hommes s'occupent tendrement de nouveau-nés. Faut-il simplement l'attribuer à des changements politiques, sociaux et culturels ? Selon Sarah Blaffer Hrdy, ceux-ci ont plutôt permis à un potentiel biologique latent de pleinement s'exprimer. On ne s'est intéressé que tardivement à ce qui se produit dans le corps et le cerveau des hommes qui prodiguent des soins à des bébés. Or, chez ceux-là, des scientifiques ont observé des bouleversements neurologiques et hormonaux comparables à ceux identifiés de longue date chez les femmes qui deviennent mères. Ces dispositions méconnues qui ne demandent qu'à être (ré)activées paraissent d'autant plus inattendues que, si l'investissement paternel est attesté chez de nombreuses espèces d'oiseaux, de poissons et même d'insectes, ce comportement est extrêmement rare chez les mâles mammifères, en particulier chez les grands singes les plus proches de nous. Comment est-il alors apparu dans notre lignée ? En éclairant l'évolution de l'humanité sous un jour surprenant, cet ouvrage magistral nous conduit à envisager autrement les définitions de la masculinité et à mesurer leurs implications pour la société et notre espèce.


Références:

lundi 29 décembre 2025

7 bonnes nouvelles pour donner de l'espoir / Dix personnes qui ont façonné la science en 2025


Pour dépasser les mauvaises nouvelles et garder un bon souvenir de 2025

Kavanagh, K. (2025) dans une News de Nature relève 7 bonnes nouvelles scientifiques  qui se sont passées en 2025 
et plus bas :
Chaque année, Nature's 10 met en lumière des femmes et des hommes dont les travaux, les choix ou le courage ont marqué la science contemporaine. Plus qu'un palmarès, cette sélection raconte des trajectoires humaines au cœur de découvertes majeures et de décisions à fort impact sociétal.

Sept bonnes nouvelles scientifiques pour 2025

Malgré un contexte politique tendu, l'année 2025 a aussi montré que la science avance — concrètement, efficacement, parfois spectaculairement.
Des premières en édition génétique, des épidémies rapidement contenues, en passant par des décisions politiques fondées sur les données scientifiques, Nature revient sur quelques-unes des bonnes nouvelles scientifiques de 2025. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

Biodiversité en reprise.
Grâce à des politiques de conservation ciblées, plusieurs espèces sortent de la zone critique. La tortue verte n'est plus considérée comme menacée, un petit marsupial australien a reconquis son territoire (ici), et un traité international protège désormais la haute mer, avec un objectif clair : préserver 30 % des océans et des terres.Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine(ici),

La couche d'ozone continue de se réparer.
Le trou au-dessus de l'Antarctique atteint sa plus petite taille depuis 2019. Résultat direct d'un accord scientifique et politique majeur : l'élimination progressive des CFC. Si l'effort se poursuit, une guérison complète est attendue d'ici la fin du siècle. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine ici

A 3D rendering of the ozone hole swirling above Antartica as measured on the 13th September 2025.

Année charnière pour l'édition génétique.
Des thérapies géniques franchissent un cap clinique : ralentissement majeur de la maladie de Huntington, rémissions prometteuses de leucémies grâce à des cellules CAR-T modifiées, premiers traitements CRISPR personnalisés. La médecine entre dans l'ère du « sur-mesure moléculaire ». Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine ici

Les renouvelables dépassent le charbon.
Pour la première fois à l'échelle mondiale, les énergies renouvelables deviennent la principale source d'électricité. La Chine franchit le seuil symbolique du térawatt solaire. L'Europe couvre près de la moitié de ses besoins par des sources renouvelables — même si les émissions fossiles restent trop élevées.

An aerial view of the sun setting behind wind turbines and rows of solar panels at a wind farm in China.
Credit: Chen Kun/VCG via Getty

Une épidémie d'Ebola stoppée en 42 jours.
En République démocratique du Congo, une réponse rapide combinant vaccins, traitements et suivi des contacts a contenu une flambée d'Ebola en un temps record. Un succès de santé publique fondé sur l'expérience accumulée.Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine
A health worker washes her hands at an outdoor wash station in an Ebola treatment center in the Democratic Republic of the Congo.
Credit: Xinhua/Shutterstock

De nouveaux médicaments contre le paludisme.
Un traitement enfin adapté aux nourrissons est approuvé. Un autre, efficace contre les souches résistantes, pourrait devenir la première nouvelle classe de médicaments antipaludiques depuis 25 ans.Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origineici

Recul net des allergies à l'arachide.
Dix ans après un changement de recommandations fondé sur des essais cliniques, la prévalence des allergies alimentaires chute fortement chez les jeunes enfants. Exemple emblématique de science traduite en politiques efficaces. Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine cf ici "


Dix personnes qui ont façonné la science en 2025

Chaque année, Nature's 10 met en lumière des femmes et des hommes dont les travaux, les choix ou le courage ont marqué la science contemporaine. Plus qu'un palmarès, cette sélection raconte des trajectoires humaines au cœur de découvertes majeures et de décisions à fort impact sociétal.

L'édition 2025 rassemble des scientifiques explorant les confins de l'Univers et les profondeurs des océans, mais aussi des figures de la santé publique et de la recherche qui ont défendu une science fondée sur les preuves dans un contexte politique parfois hostile.

Les dix personnalités retenues :

  Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici


(Les membres Jump-To-Science peuvent obtenir ces articles).

Références:


Pour se faire plaisir -et aux élèves - en fin d'année de belles images en biologie en physique

Des images magnifiques du plancton

Des chercheurs ont réussi à visualiser la structure interne de plus de 200 espèces microbiennes eucaryotes, dont de nombreuses espèces planctoniques, grâce à une technique innovante appelée «microscopie à expansion ultrastructurale» (U-ExM). Leur étude, publiée dans Cell, ouvre la voie à un atlas planétaire de la diversité cellulaire du plancton eucaryote.

Image obtenue par microscopie à expansion de Lacrymaria, un micro-organisme eucaryote cilié, prélevé dans des échantillons environnementaux. © Felix Mikus/EMBL

Développée par le laboratoire de Virginie Hamel et Paul Guichard, la microscopie à expansion consiste à insérer les échantillons biologiques dans un gel transparent qui se dilate après l'absorption d'eau, agrandissant ainsi leurs structures internes de manière proportionnelle. Optimisée en U-ExM (Ultrastructure Expansion Microscopy), cette technique permet d'explorer l'organisation interne des cellules et de contourner les obstacles liés à la paroi cellulaire, rendant visibles des détails jusque-là inaccessibles.


Centrosome révélé par deux techniques de pointe (gauche et centre) et par U-ExM (droite). La barre blanche représente 200 nanomètres. Source : Guichard, Paul

Mikus, F., Ramos, A. R., Shah, H., Hellgoth, J., Olivetta, M., Borgers, S., Saint-Donat, C., Araújo, M., Bhickta, C., Cherek, P., Bilbao, J., Txurruka, E., Eglit, Y., Leisch, N., Schwab, Y., Husnik, F., Seoane, S., Probert, I., Guichard, P., … Dudin, O. (2025). Charting the landscape of cytoskeletal diversity in microbial eukaryotes. Cell, 0(0). https://doi.org/10.1016/j.cell.2025.09.027


Les plus belles images scientifiques de 2025 — la sélection de Nature


La surface incandescente du Soleil, un tardigrade tatoué, de rares éclairs rouges… et bien d'autres merveilles.   Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

Par exemple

Vie en vert. Des colonies d'algues Volvox flottent dans une goutte d'eau sur cette image de microscopie réalisée par l'ingénieur chimiste Jan Rosenboom. Chaque sphère de Volvox est constituée de centaines à des milliers de cellules individuelles fonctionnant de manière coopérative — offrant un aperçu de ce à quoi pouvait ressembler la vie multicellulaire primitive. Cette image a remporté la deuxième place du concours de photomicroscopie Nikon Small World 2025.

Jan Rosenboom / Nikon Small World


Stoye, E., & December 2025, F. S. 15. (s. d.). The best science images of 2025—Nature's picks. Consulté 17 décembre 2025, à l'adresse https://www.nature.com/immersive/d41586-025-03935-3/index.html


Treize images mystérieuses, voire fantomatique  produites dans la recherche en physique

Prof. Andreas Mueller attiré l'attention de JTS a cet article de La revue de l'APS Advancing Pysics propose des  images scientifiques étranges, dérangeantes ou franchement troublantes — celles qui révèlent le côté le plus mystérieux, presque fantomatique, de la physique."    Jump-To-Science : donner envie d'accéder aux articles                plutot que vulgariser encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

quelques  exemples

#2 : Aperçu d'un squelette

En voyant l'image squelettique de sa main, Anna Bertha Ludwig aurait déclaré : « J'ai vu ma mort. » Son mari, Wilhelm Conrad Röntgen, étudiait les rayons cathodiques en 1895 lorsqu'il découvrit un rayonnement capable de traverser la plupart des matériaux, y compris les tissus mous du corps humain. Malgré cette sombre prémonition, Anna Bertha Ludwig vécut encore vingt-quatre ans après cette radiographie et s'éteignit à l'âge de 80 ans.


Wilhelm Röntgen/Public domain

#6 : Plasma dans un tokamak

Le plasma brille à l'intérieur du Mega Amp Spherical Tokamak (MAST). L'expérience MAST originale s'est déroulée dans l'Oxfordshire, en Angleterre, de 1999 à 2013 ; une expérience successeure, baptisée MAST Upgrade, est entrée en fonctionnement en 2020.


Sigurdur Thoroddsen and Meng Shi

#12 : Main fantomatique

Au creux de cette main cosmique fantomatique se trouve l'étoile à neutrons pulsante PSR B1509-58. Des jets de plasma jaillissent de cet astre effondré en rotation, surnommé la « Main de Dieu », pour former une nébuleuse de vent de pulsar s'étendant sur près de 150 années-lumière. La structure est révélée par des observations à plusieurs longueurs d'onde ; cette image combine des données en rayons X et dans l'infrarouge.

X-ray: NASA/CXC/Stanford Univ./R. Romani et al. (Chandra); NASA/MSFC (IXPE); Infared: NASA/JPL-Caltech/DECaPS; Image Processing: NASA/CXC/SAO/J. Schmidt)

Redmond, K., & Taryn MacKinney, n. (2025). Thirteen images that reveal the spooky side of physics. Advancing Physics  APS. Consulté 17 décembre 2025, à l'adresse https://www.aps.org/apsnews/2025/10/thirteen-images-spooky-physics

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Vous avez manqué "Plastiques dans le Léman, overdose?"

Le webinaire du 15 décembre du projet Lemanscope  "Plastiques dans le Léman, overdose?" est maintenant disponible en replay: https://www.youtube.com/watch?v=7W6fcgqKLIU
Lémanscope un bel exemple de science participative


mardi 9 décembre 2025

JTS-info : conférence on-line : les plastiques dans le lémam 15 déc 19h // CERN Offres éducatives Hiver 2025-26


CERN Offres éducatives à destination des enseignant·e·s et des élèves

Hiver 2025 | 04.12.2025

Retrouvez toutes les offres sur https://voisins.cern/fr/schools


Inscrivez votre classe 

Femmes et filles de science et technologie

Semaine du 2 au 6 février 2026

Dans vos classes 

Français ou anglais

À partir de 7 ans 

Inscriptions sur cern.ch/femmesdescience


Le 11 février est la Journée internationale des femmes et des filles de science. À cette occasion, pendant une semaine, la Faculté des sciences de l'UNIGE, l'EPFL, le LAPP, le LAPTh et le CERN proposent aux établissements scolaires la venue de femmes scientifiques ou ingénieures pour parler de leurs métiers aux élèves (en classes mixtes).
Elles sont invitées à raconter leur parcours, dévoiler quelques mystères de la science et à mener quelques petites expériences si elles le souhaitent. L'idée est de faire évoluer la perception des classes envers les métiers scientifiques et d'ingénierie, en présentant des modèles féminins. Et qui sait, peut-être de susciter des envies de carrière, en particulier chez les filles. 

Masterclasses internationales

Logo International masterclass

  • 10 mars, ALICE en français
  • 11 mars, CMS en anglais
  • 12 mars, LHCb en anglais 
  • 13 mars, ATLAS en français

Au campus du Portail de la science du CERN 

De 16 à 19ans

Plus d'information : https://voisins.cern/fr/international-masterclasses


Chaque année, plus de 13'000 étudiants du secondaire II de 60 pays différents se rendent dans environ 225 universités et centres de recherche pour une journée afin de percer les mystères de la physique des particules. Le CERN accueille quatre de ces Masterclasses.

La journée commence par une introduction au CERN et une initiation à la physique des particules. Durant l'exercice pratique, les étudiants sont ensuite invités à analyser les traces de collisions de particules observées dans les détecteurs du CERN avec l'aide de nos scientifiques. En fin de journée, ils partagent lors d'une vidéoconférence (en anglais) leurs résultats avec d'autres instituts participant au programme le même jour dans le monde entier.


Autres activités disponibles

Invitez un chercheur ou une chercheuse du CERN à donner une conférence sur son métier directement dans votre classe !

Le CERN offre aux enseignant·e·s et à leurs élèves la possibilité de participer à des ateliers de labo, assister à des spectacles scientifiques, visiter des expositions interactives, voir des films et faire des visites guidées.

Retrouvez également les conditions de participation, les procédures d'inscription et toutes les informations pratiques de nos autres activités pour les scolaires sur https://voisins.cern/fr/offers.


Événements publics

Les informations sur les événements à venir seront disponibles sur https://visit.cern/fr/events au fur et à mesure de l'ouverture des inscriptions.

Vous recevez ce courriel car vous avez demandé à être ajouté à la liste de diffusion des offres éducatives à destination des écoles locales du CERN.




Dans le cadre du projet Lémanscope : webinaire plastique dans le Léman et présentation des résultats


Le prochain wébinaire aura lieu le lundi 15 décembre à 19h.

Au programme : Près de 100 tonnes de plastiques finissent chaque année dans le Léman…
Quelles en sont les sources, quels impacts sur le lac et surtout, quelles solutions concrètes pour agir ? 

En Suisse, ce sont près de 14'000 tonnes de macroplastiques et de microplastiques qui se disséminent chaque année dans la nature, rejetées dans les sols, les eaux de surface et leurs sédi­ments, échappant ainsi aux mécanismes de rétention et à l'élimination. Ces déchets se fragmentent en particules invisibles qui se logent insidieusement partout. La problématique a donc fait le tour du monde et figure parmi les plus grands défis environnementaux que l'humanité a engendrés et auxquels elle doit faire face aujourd'hui.

Telles sont les thématiques que nous aborderons lors de notre prochain webinaire le lundi 15 décembre, avec Alexis Pochelon, responsable de projet à l'ASL, en charge des problématiques liées à la pollution plastique.
Ces sujets vous interpellent ? Nous vous invitons à vous inscrire sans plus attendre !
Pour cela, il vous suffit de remplir le formulaire disponible sur notre site : https://asleman.org/webinaires/
Nous nous réjouissons de vous accueillir lors de ce webinaire et vous, adressons, nos meilleures salutations.

Alexis Pochelon

Responsable de projet

Association pour la Sauvegarde du Léman

…et bientôt :