mardi 18 août 2026

Quand tout un chacun participe à la science : un exemple, le projet Lemanscope

La science citoyenne ou participative

Jump-To-Science avait déjà présenté Lémanscope, et plusieurs d’entre vous ont sans doute participé à cette vaste collecte de données sur le Léman. Le projet offre aussi un bel exemple de ce qu’on appelle aujourd’hui science participative ou science citoyenne : des recherches dans lesquelles des citoyens prennent part, selon des modalités diverses, à la production de connaissances scientifiques. Une forme de participation dont Strasser et al. (2019) montrent qu’elle invite à repenser plus largement les relations entre science et publics. Le numéro 139 de Lémaniques revient aujourd’hui sur cette expérience et sur ce qu’elle a permis de réaliser.

Strasser, B. J., Baudry, J., Mahr, D., Sanchez, G., & Tancoigne, E. (2019). “Citizen Science”? Rethinking Science and Public Participation. Science & Technology Studies, 32(2), 52‑76. https://doi.org/10.23987/sts.60425

Lémaniques no. 139 – Lémanscope, un défi réussi pour démocratiser la science

Ce numéro de Lémaniques relate une aventure basée sur une collaboration étroite entre les mondes scientifique et civil qui s’appliquent à comprendre les phénomènes qui portent préjudice à la santé du Léman et à chercher des solutions applicables pour la sauvegarder.

Lémanscope, c’est un projet de recherche scientifique que l’on peut qualifier de science participative, à savoir l’acquisition de connaissances scientifiques résultant de la collaboration entre des chercheurs professionnels qui maîtrisent tous les outils d’analyse et des citoyens motivés et intéressés par le sujet qui se portent volontaires pour participer au projet en appliquant un protocole précis et en respectant strictement les instructions reçues.

Le projet est dirigé par l’EPFL en collaboration avec l’EAWAG, l’Unil et l’ASL et soutenu par le Fonds national suisse de la recherche scientifique à travers les fonds Agora.

Le projet Lémanscope vise à contribuer à l’évaluation de la santé du Léman et à la compréhension des variations saisonnières de la transparence et de la couleur de l’eau à travers la collecte de données obtenues par la contribution précieuse de 701 bénévoles disposant d’une embarcation.

Ceux-ci sont chargés :

  1. de mesurer la transparence de l’eau au moyen d’un disque de Secchi, spécialement fabriqués pour le projet avec une imprimante 3D
  2. de photographier la couleur de l’eau.

L’introduction au travail de terrain effectuée auprès des bénévoles est accompagnée d’une phase de compréhension des enjeux liés à la santé du Léman qui implique.

Lire le Lémaniques no. 139


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