lundi 14 octobre 2019

Prix Nobel Exoplanètes : comment ont-il pu observer une planète - si peu lumineuse !?


Jump-To-Science cherche en général plutôt à présenter avec un peu de recul des recherches pertinentes pour l'enseignement. Mais - au delà des réjouissances et des félicitations justifiées - le prix Nobel de physique attribué à deux chercheurs de l'UNIGE pourrait susciter des questions d'élèves, notamment sur les méthodes pour détecter des (exo)planètes qui sont beaucoup moins lumineuses que les étoiles.
Le site NobelPrize.org a préparé des explications et des schémas; que vous propose plus bas, Ainsi que l'article d'origine et un review récent. 



Le prix nobel de Physique vient d'être attribué : "for contributions to our understanding of the evolution of the universe and Earth's place in the cosmos"

  • Une moitié à James Peebles, Princeton University, USA  "for theoretical discoveries in physical cosmology"
  • Et l'autre moitié à  Michel Mayor, University of Geneva, Switzerland and Didier Queloz, University of Geneva, Switzerland and University of Cambridge, UK "for the discovery of an exoplanet orbiting a solar-type star"

Michel Mayor et Didier Queloz lauréats du Prix Nobel de physique

une image vaut mille mots ...            mais peut être interprétée de mille manières
Fig 1: Michel Mayor et Didier Queloz lauréats du Prix Nobel de physique [img]. Source : UniGE
encourage le lecteur à savourer l'article d'origine :  ici


L'UniGE fête ses Nobels :

"Le 6 octobre 1995, Michel Mayor, professeur à l'Observatoire de la Faculté des sciences de l'Université de Genève, et son doctorant Didier Queloz révolutionnaient le monde de l'astrophysique en annonçant la découverte de la première planète située en-dehors de notre système solaire. Nommée 51 Pegasi b, cette toute première exoplanète fait l'effet d'une bombe dans le milieu des astrophysiciens. Depuis lors, les recherches n'ont cessé de se développer et l'on recense aujourd'hui quelque 4'000 exoplanètes.
Leur travaux sont aujourd'hui récompensés par un Prix Nobel de physique. Ils partagent cette extraordinaire distinction avec James Peebles, professeur émérite à l'Université de Princeton aux Etats-Unis.
«C'est une fantastique reconnaissance du travail accompli par Michel Mayor et Didier Queloz ; elle témoigne de la qualité de leur démarche scientifique, de leur rigueur mais aussi d'une créativité et d'une capacité à penser – et chercher – hors des chemins balisés qui est à la source des plus grandes découvertes. C'est une nouvelle formidable également pour notre Université, pour Genève et pour toute la Suisse, qui voit la qualité de sa recherche récompensée au plus haut niveau», se félicite Yves Flückiger, recteur de l'UNIGE." 
Source :Unige. Voir la suite ici

Conférence de Michel Mayor et Didier Queloz à l'occasion des 20 ans de leur découverte

Voir la vidéo ici




Ces deux chercheurs ont publié un excellent review :

Pour comprendre comment ils ont procédé :

Le site Nobelprize.org fournit des illustrations du principe des méthodes employées par les chercheurs. Mayor, M., & Queloz, D. (1995) disent "The presence of a Jupiter-mass companion to the star 51 Pegasi is inferred from observations of periodic variations in the star's radial velocity."



Figures 2 et 3 : Les deux méthodes pour détecter une exoplanète  ici ©Johan Jarnestad/The Royal Swedish Academy of Sciences
encourage le lecteur à aller vérifier dans le site d'origine (nobelprize.org) :   ici



Références:



jeudi 10 octobre 2019

Le monde ne s'est jamais aussi bien porté / résilience et émotions/ construire une opinion : Emotions et raison


A) Se focaliser sur les problèmes ou les solutions… Steven Pinker s'élève contre le déclinisme !

Le meilleur moyen d'encourager la protection de la nature n'est pas d'allonger la liste des drames et catastrophes écologiques en cours ou à venir mais de partager les "success stories".  Nancy Knowlton dans Nature ici montre que c'est plus efficace pour protéger les écosystèmes de mettre en évidence les interventions réussies, les cas où la protection a été efficace.
Cf.
Non,...le catastrophisme ne sauvera pas la planète Partager les optimismes plutôt que les nouvelles déprimantes sur l'environnement est plus efficace …


Steven Pinker s'élève contre le déclinisme : les nouvelles sinistres que les médias relayent (on sait qu'elles font plus d'audience que les bonnes…) et affirme que  "Le monde ne s'est jamais aussi bien porté". Il va a l'encontre des idées reçues mais argumente très solidement !
Vous êtes sceptiques ?
encourage le lecteur à aller vérifier en assistant à la conférence  de  Steven Pinker lundi 14 oct. à l'UniGE. : voir plus bas pour l'annonce complète.


B) Emotions, bonheur, résilience …?

Une spécialiste des émotions, Dr Emilie Qiao-Tasserit évoquera lors d'une conférence publique de Neurosciencesce ce que dit la science sur les émotions, l'optimisme, la résilience, le plaisir, le bonheur,  samedi 2 novembre à 17h  au Théâtre Forum Meyrin,  Détails plus bas



C) Une formation continue pour articuler émotion et raison dans la construction d'opinions en sciences.

Dr Emilie Qiao-Tasserit coanime une formation continue PO-423, 5 fév. 2020

Neurosciences, empathie, émotions : quelles implications dans nos cours et débats ?
Détails et inscription ici
 Connaitre les possibilités et limites des principales méthodes de neuro-imagerie.
 Connaitre plusieurs expériences montrant les interactions entre émotion, douleur, formes d'empathie, perception des autres, impulsivité, vengeance.
 Se faire une opinion si et où inclure ces savoirs dans ses enseignement en fonction du publics et des programmes. Se faire une opinion sur les implications dans la manière de gérer les débats, les risques de manipulation involontaire ou volontaires.
 Visite d'un appareil IRM. Les principales méthodes de neuro-imagerie IRM, IRMf, Rt FMRI
 - L'émotion et la perception d'autrui
 - Les réseaux cérébraux de l'empathie, et lien avec douleur et perception d'autrui
 - Les zones cérébrales impliquées et les interactions entre émotion, impulsivité, vengeance
 - Insertions possibles dans les programmes
 - Implication dans les débats, les risques de manipulation involontaire des opinions des élèves 



Le monde ne s'est jamais aussi bien porté

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CONFERENCE
«Pourquoi notre monde se porte mieux»
par Steven Pinker
Lundi 14 octobre 2019 à 18h
à Uni Dufour, auditoire Piaget (salle U600) 24, rue Général Dufour 1204 Genève
Conférence en anglais avec interprétation simultanée en français

En lisant les gros titres, le monde du 21e siècle semble sombrer dans le chaos, la haine et l'irrationnel. Mais ce n'est qu'une illusion! Lorsque l'on étudie les chiffres, on observe que l'espérance de vie s'est allongée et que nous menons une existence plus saine, plus sûre, plus aisée, plus heureuse et plus paisible que jamais – et ce, non seulement en Occident, mais dans le monde entier. Ces progrès ne sont pas le fruit du hasard. Ils résultent de valeurs qui nous ont été transmises par les Lumières: la raison, la science et l'humanisme. Ces idéaux nous poussent à utiliser nos facultés de raisonnement et de compassion pour résoudre les problèmes qui surviennent inévitablement dans un univers indifférent à l'homme.

Les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui sont majeurs, à l'image des changements climatiques ou des armes nucléaires, mais la fatalité ou la nostalgie ne permettront pas de les relever. Nous devons considérer ces défis comme des problèmes à résoudre. Nous n'aurons jamais un monde parfait, mais nous pouvons continuer à faire de ce monde un monde meilleur.

Conférence en anglais avec interprétation simultanée en français
BIOGRAPHIE
Steven Pinker est un psychologue expérimental qui mène des recherches en cognition visuelle, en psycholinguistique et en relations sociales. Actuellement professeur de psychologie à l'Université de Harvard, il a également enseigné à Stanford et au MIT. Réputé pour sa capacité de vulgarisation, il a remporté de nombreux prix pour ses recherches, son enseignement et ses neuf livres, dont The Language Instinct, How the Mind Works, The Blank Slate, The Better Angels of Our Nature, The Sense of Style et son dernier ouvrage Enlightenment Now: The Case for Reason, Science, Humanism, and Progress (2018). Il est également membre élu de l'Académie nationale des sciences, deux fois finaliste du Prix Pulitzer, humaniste de l'année, récipiendaire de neuf doctorats honorifiques, l'un des "100 plus grands intellectuels publics du monde" en politique étrangère et l'une des "100 personnes les plus influentes du monde actuel" du magazine Time



Les émotions, l'optimisme, la résilience, le plaisir, le bonheur, ...

Le samedi 2 novembre à 17h, Dr Emilie Qiao-Tasserit donnera une conférence publique de Neurosciences au Théâtre Forum Meyrin,
Elle évoquera notamment ce que dit la science sur les émotions, l'optimisme, la résilience, le plaisir, le bonheur, etc.

Le théâtre des émotions
Idéal, engagement, déception

Avec Émilie Qiao-Tasserit,
doctorante en neurosciences, Faculté de médecine et CISA, UNIGE
samedi 2 novembre à 17h
Cette conférence précède l'adaptation de l'oeuvre "La fin de l'Homme rouge", qui a reçu le prix Nobel de littérature et a été écrit par une femme.
Dr Qiao-Tasserit sera également présente à la table ronde avec le metteur en scène à la fin de la pièce.


Des hommes et des femmes racontent la vie en ex-URSS, au temps où ils pouvaient encore croire à la grande utopie des petites gens qui deviendraient enfin quelque chose. Un tissage de sept confessions où se mêlent détails de la vie quotidienne et grande histoire, par une superbe distribution.DURÉE 1h45


Références:

  • Pinker, S. (2018). Enlightenment Now : The Case for Reason, Science, Humanism, and Progress. Penguin.

mercredi 2 octobre 2019

Ce qui a le plus fort impact sur l'empreinte carbone et les recommandations les plus fréquentes…

L'attachement au développement durable inscrit dans la loi

Partout des voix jeunes et moins jeunes s'élèvent pour demander des changements, pour protéger un environnement favorable. Dans un courrier du 26 septembre la présidente du département de l'instruction publique à Genève, Anne Emery-Torracinta, souligne " toute l'importance que le département accorde aux enjeux du développement durable et au rôle que l'école doit jouer en la matière."
La loi sur l'instruction publique (article 10) en fait même une des finalités de l'école, puisqu'il s'agit de "rendre chaque élève progressivement conscient de son appartenance au monde qui l'entoure, en éveillant en lui le respect d'autrui, la tolérance à la différence, l'esprit de solidarité et de coopération et l'attachement aux objectifs du développement durable".
Plus d'informations sur l'action du DIP en vue du développement durable (DIP21) : https://edu.ge.ch/site/edd

Quels changements auraient le plus d'impact sur le climat ?

S'il est délicat de prescrire les comportements individuels, et si inciter à des choix politiques n'est pas du ressort des cours de science, la question de ce qui serait plus ou moins efficace comme changements de comportements individuels pour informer les citoyens en devenir est une question scientifique.
Plutôt que chercher des responsables dans le passé, dans une perspective tournée vers les actions possibles de chacun pour le futur, des recherches récentes apportent des réponses qui peuvent aider chacun à décider ce qu'il veut faire - ou non.

Dans le même registre Jump-To-Science avait présenté en février une recherche sur les impacts carbone des modes de production de nourriture

Dans une News de la revue Science, Sid Perkins ( 2017) résume une analyse dans  Environmental Research Letters par Wynes, S., & Nicholas, K. A. (2017). Pour pour déterminer si les actions recommandées sont celles qui pourraient avoir le plus d'impacts sur le bilan carbone,  ils ont comparé les recommandations dans les ouvrages éducatifs et gouvernementaux (au Canada) avec les changements  de mode de vie qu'un individu pourraient faire pour réduire sa contribution aux émissions Carbone
The best way to reduce your carbon footprint is one                the government isn't telling you about,,By Sid PerkinsJul.                11, 2017 , 4:30 PM
Fig 1: Ce qui a une forte influence sur l'empreinte carbone ne figure pas souvent  dans les recommandations de nombreux ouvrages scolaires  [img]. Source : Perkins, S. (2017).
Il s'avère que les mesures les plus efficaces ne sont pas souvent mentionnées, et que celles qui sont largement promues ont relativement peu d'effet.  Le titre le dit bien " The climate mitigation gap: education and government recommendations miss the most effective individual actions"
Recycler et utiliser les transports en commun sont très bien si vous voulez réduire votre empreinte carbone, mais ce ne sont pas ces efforts-là qui font le plus de différence ! dit Sid Perkins.
encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

Fig 2: La longueur des barres représente la fréquence des recommandations dans des ouvrages éducatifs (Canada), la couleur présente les actions qui ont le plus d'impact par catégorie. De haut en bas, vert = impact élevé, bleu = impact  modéré, jaune = impact faible. Gris = action politique qui n'a pas été quantifiée.  [img]. Source : Wynes, S., & Nicholas, K. A. (2017)

De nombreuses action couramment préconisées, telles que réduire les emballages ou échanger des ampoules à incandescence contre des LED, n'ont qu'un impact modéré (voir le tableau ci-dessous), rapporte l'équipe de  Wynes, S., & Nicholas, K. A. (2017).
encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

Ils mettent en évidence quatre choix de vie qui peuvent avoir un impact majeur: devenir végétarien, renoncer aux voyages aériens, laisser tomber sa voiture et, plus important encore, avoir moins d'enfants.
Ce sont des choix que chacun n'est pas prêt à faire... D'ailleurs le propos de l'article n'est pas d'imposer ce que chacun doit faire, mais de fournir des données qui peuvent guider les choix citoyens.

L'exposé des données a fait réagir !

L'énoncé des impacts dans les médias et la vulgarisation a suscité une forte réaction. En particulier cette infographie (cf. Fig. 2) produite par l'AFP à partir des données dans la Figure 1 de Wynes, S., & Nicholas, K. A. (2017) a suscité de nombreuses réactions outrées.


Fig 3: Les changements de comportement qui ont plus d'impact pour réduire l'empreinte carbone [img]. Source : AFP d'après [img] Wynes, S., & Nicholas, K. A. (2017)

Comparer des changements de comportements possibles...

De nombreuses personnes se sont indignés (cf ici) qu'on puisse comparer des appareils à un enfant -  ce qui n'est pas la comparaison que font les chercheurs : il comparent les effets sur la production  de carbone de divers changements de comportements  et les mettent en rapport avec les mesures proposées dans des livres et des recommandations proposées aux jeunes (au Canada - une sondage confirme que c'est le cas aussi en UE, aux USA, en Australie). 
encourage le lecteur à aller vérifier dans l'article d'origine :  ici

Distinguer une injonction et des données qui peuvent aider à  prendre des décisions

D'autres se  sont indignés qu'on ose inciter à avoir moins d'enfants, que la démographie ne doit pas être un prétexte pour blâmer les pays du tiers-monde ou certains groupes de population d'un problème causé par les plus aisés des pays riches ou qu'on se mêle de la vie privée des gens. C'est un débat important mais cet article n'aide pas à y répondre. 

Poser le problème en termes de culpabilité ou chercher ce qu'on peut faire ? 

D'autres ont mis en exergue un article du Matin (tiré du livre Vale, R., & Vale, B. (2009) suggérant qu'avoir un chien produirait plus de Carbone qu'un 4x4. Or Wynes, S., & Nicholas, K. A. (2017) ont écarté la question des animaux de compagnie car "Only two studies with conflicting results could be found for dog ownership" .

Ce qui est intéressant est implicite : désigner une autre cause - de préférence plus coupable - disculperait son propre comportement. 
Plutôt que chercher des responsables, dans une perspective de changements possible, et quelle que puisse être l'intention prescriptive possible des auteurs, on peut le prendre avec du recul ; et pas dans le sens de  ce que les gens doivent faire, ni à qui revient la faute. Avec un peu d'esprit critique, il donne des informations qui aident  de décider en connaissance de cause ce que nous voulons - dans nos pays riches - faire ou non.

Faut-il faire quelque chose ?

Aider à décider correspond à un des objectifs fondamentaux  de la science selon les plans d'étude : p.ex. le PER indique dans son commentaire général à propos des sciences qu' "elles visent […] à permettre aux élèves : […] d'identifier des questions, de développer progressivement la capacité de problématiser des situations, de mobiliser des outils et des démarches, de tirer des conclusions fondées sur des faits, notamment en vue de comprendre le monde naturel et de prendre des décisions à son propos, ainsi que de comprendre les changements qui sont apportés par l'activité humaine ;" CIIP. (2011). Plan d'études Romand. Romandie, Suisse: Conférence intercantonale de l'instruction publique de la Suisse Romande et du Tessin La mise en gras est de jump-To-Science. 

Aider à se faire une opinion, même si ce n'est pas la mienne …

Gageons que ces recherches feront réagir, et espérons que les élèves ne nous croiront pas, ne rejetteront pas mais iront vérifier dans l'article d'origine :  ici (Wynes, S., & Nicholas, K. A., 2017).  Ce serait une  attitude scientifique … Dans certains contextes scolaires on pourrait le leur donner et discuter les méthodes de calcul avec eux voire trouver des études plus récentes. La science avance  :-) 

Références:

  • CIIP. (2011). Plan d'études Romand. Romandie, Suisse: Conférence intercantonale de l'instruction publique de la Suisse Romande et du Tessin,.
  • Perkins, S. (2017). The best way to reduce your carbon footprint is one the government isn't telling you about.  Science News, 11 juillet 2019  | https://www.sciencemag.org/news/2017/07/best-way-reduce-your-carbon-footprint-one-government-isn-t-telling-you-about
  • Vale, R., & Vale, B. (2009). Time to Eat the Dog? : The Real Guide to Sustainable Living (1st Ed.). London: Thames and Hudson Ltd.
  • Wynes, S., & Nicholas, K. A. (2017). The climate mitigation gap : Education and government recommendations miss the most effective individual actions. Environmental Research Letters, 12(7), 074024. https://doi.org/10.1088/1748-9326/aa7541


vendredi 27 septembre 2019

Il serait possible de prédire si un saut quantique est sur le point de se produire - et de l'interrompre au milieu ! Démonstration expérimentale.

Des sauts quantiques ?

Un enseignant de physique résume bien la problématique "La physique quantique a deux aspects contradictoires. L'équation de Schrödinger, qui est déterministe et la mesure qui donne un résultat non déterministe dans certains cas"
Ball, P. (2019) rappelle que Schrödinger rejetait en 1952 le terme de saut quantique et parlait de "quantum jerks" (ici).

Les sauts quantiques ne seraient pas imprévisibles ?

Selon Minev, Z. K., Devoret,M.H. et al. (2019), en physique quantique, on considère en général que les mesures donnent des résultats discrets et aléatoires. La proposition de Bohr en 1913 de sauts quantiques entre deux niveaux d'énergie discrets d'un atome est typique de cette caractéristique.

Expérimentalement, les sauts quantiques ont d'abord été observés dans un ion atomique entraîné par une force déterministe faible, alors que la mesure de l'énergie continue était forte. Les moments où se produisent les transitions discontinues sont réputés fondamentalement imprévisibles. Malgré le caractère non déterministe de la physique quantique, est-il possible de savoir si un saut quantique est sur le point de se produire ?

Zlatko Minev and Michel Devoret
Fig 1: Zlatko Minev et Michel Devoret devant le cryostat qui contient leur experience.l [img]. Source : Yale University)

1 : Les systèmes quantiques utilisés par les chercheurs sont beaucoup plus volumineux que les atomes et consistent en des fils constitués d'un matériau supraconducteur, parfois appelé «atomes artificiels», car ils possèdent des états d'énergie quantique discrets analogues aux états des électrons dans les atomes réels. Des sauts entre les états d'énergie peuvent être induits en absorbant ou en émettant un photon, tout comme ils le sont pour les électrons dans les atomes.
Ball, P. (2019).
Minev, Z. K., Devoret,M.H. et al. (2019) répondent dans Nature ici de manière affirmative : ils démontrent expérimentalement - en monitorant la population d'un niveau d'énergie auxiliaire couplé à l'état fondamental (Cf fig. 2)- que le passage de l'état fondamental à un état excité d'un atome artificiel1 supraconducteur à trois niveaux peut être suivi puisqu'il suit une "trajectoire" prévisible. Les résultats expérimentaux démontrent que l'évolution de chaque saut effectué est continue, cohérente et déterministe.

principe de l'expérience
Fig 2: le dispositif expérimental  permet de monitorer  la population d'un niveau d'énergie auxiliaire couplé à l'état fondamental [img]. Source : Minev, Z. K., et al. (2019)
Ils exploitent ces fonctionnalités, en utilisant une surveillance et une rétroaction en temps réel, pour capturer et inverser les sauts quantiques en plein vol, empêchant ainsi de façon déterministe  leur réalisation.

Leurs résultats, qui concordent avec les prévisions théoriques essentiellement sans paramètres ajustables, étayent la théorie moderne de la trajectoire quantique et devraient fournir un nouveau terrain pour l'exploration de techniques d'intervention en temps réel dans le contrôle de systèmes quantiques, telles que la détection précoce de syndromes d'erreur dans la correction d'erreur quantique.
Ce § est essentiellement la traduction de l'abstract : Jump-To-Science vous encourage à aller voir l'article d'origine
(Les membres Expériment@l-Tremplins peuvent obtenir ces articles…).

Commentaires sur cette expérience

Ball, P. (2019) (ici) propose un commentaire qui explique bien comment l'absence de signal est un signal important et prédictif, ""As soon as the length of a no-click period significantly exceeds the typical time between two clicks, you have a pretty good warning that the jump is about to occur," said Devoret."

"Le passage de l'état fondamental à un état excité  peut être suivi puisqu'il suit une "trajectoire" prévisible." Minev, Z. K., et al. (2019) :

Ball explique comment ces absences de signal ont permis de mesurer ce qui était déjà déterminé en arrêtant le flux de photons à divers moments pour voir dans quels cas les sauts se produisent quand même.
Ball compare cela à quelqu'un qui décide de quitter une soirée : il est là ou parti, mais plus la soirée avance, plus la probabilité qu'il parte augmente, c'est un continuum.

"When they saw this brief pause, they switched off the input of photons driving the transitions. Surprisingly, the transition to the dark state still happened even without photons driving it — it is as if, by the time the brief pause sets in, the fate is already fixed. So although the jump itself comes at a random time, there is also something deterministic in its approach.

With the photons turned off, the researchers zoomed in on the jump with fine-grained time resolution to see it unfold. Does it happen instantaneously — the sudden quantum jump of Bohr and Heisenberg? Or does it happen smoothly, as Schrödinger insisted it must? And if so, how?

The team found that jumps are in fact gradual. That's because, even though a direct observation could reveal the system only as being in one state or another, during a quantum jump the system is in a superposition, or mixture, of these two end states. As the jump progresses, a direct measurement would be increasingly likely to yield the final rather than the initial state. It's a bit like the way our decisions may evolve over time. You can only either stay at a party or leave it — it's a binary choice — but as the evening wears on and you get tired, the question "Are you staying or leaving?" becomes increasingly likely to get the answer "I'm leaving."Ball, P. (2019)

 "Capturer et inverser les sauts quantiques en plein vol"  Minev, Z. K., et al. (2019) :

Comme ils prédisent le moment de ces sauts, ils peuvent les intercepter en envoyant un impulsion de photons qui les booste à leur état de départ :

The techniques developed by the Yale team reveal the changing mindset of a system during a quantum jump. Using a method called tomographic reconstruction, the researchers could figure out the relative weightings of the dark and ground states in the superposition. They saw these weights change gradually over a period of a few microseconds. That's pretty fast, but it's certainly not instantaneous.

What's more, this electronic system is so fast that the researchers could "catch" the switch between the two states as it is happening, then reverse it by sending a pulse of photons into the cavity to boost the system back to the dark state. They can persuade the system to change its mind and stay at the party after all."
Ball, P. (2019)

Commentaires sur la publication et vidéos

Références:

Remerciements

Jump-To-Science  tient à remercier Laura Weiss pour une relecture et des commentaires qui ont permis de clarifier plusieurs points. 

mercredi 18 septembre 2019

La science évolue, que faut-il changer dans les enseignements / les offres de l'UniGE pour les écoles / la nuit est belle 26 sept


Culture numérique ; quels changements dans ma discipline ?

Alors que les écoles du secondaire II réfléchissent à la manière d'intégrer la culture numérique, que les programmes devront être repensés en référence à la profonde modification de la discipline de référence (biologie, chimie, physique), une semaine d'études est proposée aux jeunes sur le thème "Digital Humanities" . 
Pour nos disciplines scientifiques se pose avec acuité la question de la transposition dans nos cours de ce que la biologie, la chimie, la physique est devenue. L'exigence institutionnelle ne permet plus de se poser la question si il faut changer, mais où et comment...
Pour la Biologie un petit groupe est en train de se constituer autour d'un projet de l'ESII que je coordonne. Les intéressés peuvent se manifester.


Pour les sciences humaines et sociales Science et Jeunesse  ( ex La science appelle les jeunes) organise une   Semaine d'étude "Digital Humanities" du 10 au 15 novembre 2019.

L'ère numérique a un impact non dissimulable sur la manière dont les sciences se pratiquent, se créent et se communiquent. Par conséquent, cela engendre des changements dans les disciplines concernées et c'est pourquoi Science et jeunesse a choisi de sensibiliser les étudiant·e·s à la question de la numérisation dans les sciences humaines et sociales.

Cette année, il y a entre autre des projets concernant les langues antiques (latin et grec), les questions philosophiques liées à la numérisation de textes juridiques, la linguistique anglaise, l'économie entre la Suisse et l'Asie ou encore les archives musicales du Montreux Jazz Festival.
  
Les projets sont proposés par les universités de Bâle, Lucerne, Zurich et l'EPFL de Lausanne. Les détails de la Semaine d'étude se trouvent sur notre site Web et dans la lettre informative.pdf.

La date limite d'inscription est fixée au 6 octobre 2019.


Les offres de l'Université pour les écoles

L'UniGE offre une vaste palette de ressources et d'activités pour les élèves, pour les enseignants (dont Jump-To-Science que vous lisez, les Scopes, etc.
Ce sont de belles opportunités d'apporter la science actuelle en classe, de rencontrer des scientifiques, d'inspirer des vocations, ou de se faire plaisir comme passionné de sciences.
Une  brochure Activités et ressources pédagogiques 2019-2020 de l'Université de Genève a été envoyé aux écoles et est également accessible en ligne sur www.unige.ch/ressourcespedagogiques, ainsi qu'en format pdf, 


Soirée d'astronomie
La nuit est belle... aussi au Musée d'histoire des sciences
jeudi 26 septembre dès 19h30

Dans le cadre du grand projet d'extinction des lumières du Grand Genève "la nuit est belle !", la Société astronomique de Genève et le Musée d'histoire des sciences vous proposent une soirée merveilleuse.
Au programme :
- 19h30 : Mise en mouvement du Grand Planétaire d'Adams
Une occasion de voir fonctionner ce bijou de mécanique du 18e siècle et de s'émerveiller devant le bal des planètes.
par Stéphane Fischer, Musée d'histoire des sciences

- 19h45 Introduction à l'observation de la nuit  
L'objectif de cette présentation est de vous donner des informations pratiques sur les objets que nous pouvons voir sur le ciel nocturne, ainsi que sur comment et quand les observer. Nous parlerons de comment le ciel change tout au long de l'année, quels sont les événements à ne pas manquer, comment se préparer à une observations, quelles sources d'informations utiliser. La présentation est destinée à toutes les personnes qui adorent regarder le ciel et souhaitent profiter au maximum de ses observations.
par Ekaterina Plys, Société astronomique de Genève

- 20h15 Observation astronomiques sur le parvis du Musée d'histoire des sciences.
L'occasion peut-être d'apercevoir le bal des planètes en vrai, si la météo le permet…
Société astronomique de Genève

Pour en savoir plus l'événement en général
Gratuit et tout public

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lundi 9 septembre 2019

L'’Univers à portée de main ... et la médecine de demain : à la plaine de Plainpalais



La médecine de demain ?



Exposition À notre santé!
Le Bioscope de l’Université de Genève, le Musée de la main UNIL-CHUV de Lausanne et l’Unité d’épidémiologie populationnelle des HUG ont le plaisir de vous inviter à l’inauguration de son exposition itinérante et interactive



À NOTRE SANTÉ!
Explorer la médecine de demain


Mardi 3 septembre 2019 à 18h
Sur la plaine de Plainpalais


En présence de
Brigitte Galliot, vice-rectrice, Université de Genève
Alain Kolly, directeur général adjoint, Hôpitaux universitaires de Genève
Véronique Jost Gara, présidente du Conseil de direction
du Musée de la main UNIL-CHUV
Bertrand Kiefer, membre du comité de pilotage de l’initiative de
la Fondation Leenaards «Santé personnalisée & Société»
Olivier Glassey, directeur du Musée de la main UNIL-CHUV

Animations proposées par le Bioscope de l’UNIGE
et visite libre du bus-exposition.

Dans un monde de plus en plus digital, la médecine évolue et chacun est confronté à de nouveaux choix pour sa santé. Cette exposition interactive et immersive permettra aux visiteurs de tester des outils de mesure de soi et d’expérimenter comment la médecine de demain pourra offrir un diagnostic, des traitements ou des recommandations de santé plus adaptés et personnalisés. Le public sera également amené à prendre conscience des défis tant sociétaux qu’éthiques de la santé et de la médecine personnalisées.

Ce bus-exposition, qui sillonnera la Suisse romande tout l’automne, accueillera le public à Genève du 4 au 7 septembre 2019 sur la plaine de Plainpalais.

Logos

Une maquette grandeur nature de CHEOPS.
Un écran géant permettra aux visiteurs de se projeter sur les sites d’observation tout autour du globe, en présence d’astronomes qui répondront à toutes les questions

L’Univers à portée de main

EXPOSITION
«A la recherche d’une sœur de la Terre»
Du 15 au 20 septembre 2019


CHEOPS est un satellite scientifique de l’Agence Spatiale Européenne construit sous leadership suisse et notamment par l’Université de Genève (UNIGE). Il sera mis en orbite à la fin de l’année afin d’étudier des exoplanètes tournant autour d’étoiles brillantes. Au total, le satellite devrait suivre entre 500 et un millier d’étoiles proches au cours des trois ans et demi d’exploitation prévus. Les données récoltées contribueront à améliorer les modèles théoriques de formation de systèmes planétaires.

A l’occasion du EPSC DPS, un grand congrès international de planétologie qui réunira 2000 astronomes à Genève du 15 au 20 septembre au CICG, l’Observatoire de la Faculté des sciences de l’UNIGE organise une exposition gratuite et grand public sur la plaine de Plainpalais, du 15 au 20 septembre 2019. Deux objets phares seront présentés en grandeur nature: le Very Large Telescope (VLT), le plus grand télescope actuel installé au Chili et utilisé pour détecter des exoplanètes aussi petites que la Terre, et CHEOPS, le satellite qui pourra mesurer leur taille.

Durant six jours, le grand public découvrira le fonctionnement de CHEOPS, grâce à la maquette grandeur nature exposée à Plainpalais. Un écran géant permettra aux visiteurs de se projeter sur les sites d’observation tout autour du globe, en présence d’astronomes qui répondront à toutes les questions entre 8h et 20h (en français et en anglais). Lors de son lancement, CHEOPS emportera une plaque sur laquelle sont gravés 3000 dessins d’enfants (dont 180 de petits Genevois) et que le public pourra découvrir en avant-première. A la fin de l’année, le lancement de CHEOPS sera retransmis en direct d’Uni Dufour, en présence d’astronomes et des autorités (date à définir).
INFOS PRATIQUES
Du 15 au 20 septembre 2019
Plaine de Plainpalais, de 8h à 20h
Entrée libre
En français et en anglais 

lundi 26 août 2019

Evolution de l'homme, raison et émotions, nuit sombre et film sur la physique quantique


L'évolution de l'homme évolue ... Une formation avec LA spécialiste à Genève pour se mettre au courant !

Diversité africaine et histoire du peuplement humain FC PO19-1

Mercredi 18 septembre 2019   de 13h30 à 17h00

 La formation est volontairement placée très tôt dans l'année de façon à permettre aux enseignants qui le souhaitent d'organiser ensuite une visite de l'exposition avec leur classe.
 De ce fait, le délai d'inscription est très court. 
Objectifs
Permettre aux participants de mettre à jour leurs connaissances dans le domaine de l'origine, de l'évolution et de la diversité biologique et culturelle de l'espèce humaine Homo sapiens à la lumière des récentes découvertes.
Préparer la visite de l'exposition « Afrique : 300'000 ans de diversité humaine » avec des élèves.
Contenu
Exposé présentant les dernières avancées de la recherche sur l'histoire du peuplement humain.
Visite virtuelle commentée par les concepteurs de l'exposition qui se tiendra au Muséum de septembre 2019 à janvier 2020.
Echanges et discussions sur la transposition à la classe et l'intégration dans le cursus des élèves.

Intervenant(e)(s)
 Mme Alicia Sanchez-Mazas, Professeure, Unité d'anthropologie, Université de Genève
 M. Eric Huysecom, Professeur, Unité d'anthropologie, Université de Genève
 M. Rémy Kopp, Chargé d'enseignement IUFE et enseignant de biologie ES I

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Neurosciences, empathie, émotions : quelles implications dans nos cours et débats ?

Des résultats récents en neurosciences apportent de nouvelles réponses - parfois troublantes - à des questions anciennes.  Par exemple la construction des opinions, la perception d'autrui et l'influence de l'émotion dans les débats que nous gérons parfois en classe.
Parmi d'innombrables recherches, nous avons sélectionné avec Dr Emilie Qiao-Tasserit, chercheure en neurosciences dans l'équipe de Patrik Vuilleumier à l'UniGE quelques résultats qui ont une pertinence particulière pour les pratiques de classe.
Les méthodes de neuroimagerie (IRM, IRMf, ,…(cf. ici ) apportent des résultats nouveaux sur la perception de sa propre douleur et celle d'autrui (Singer, T., & Klimecki, O. M., 2014), l’influence des émotions négatives sur l’empathie pour la douleur  (Qiao-Tasserit, E.,  et al., 2018), ou encore  la réaction à l'injustice (Klimecki, O. M., Sander, D., & Vuilleumier, P., 2018).

Pourtant des voix s'élèvent contre une surinterprétation des images de cerveau avec des zones activées… (Check, E. (2005).

La recherche d'une analyse raisonnée des nouvelles scientifiques et des fake news, ainsi que le développement de l'esprit critique se heurtent souvent à des difficulté… qu'on peut en partie expliquer et peut-être dépasser.  Nous explorerons les implications didactiques, notamment pour les débats en classe et le développement de l'esprit critique, le jugement moral ainsi que l'influence des émotions et de la raison dans les décisions.
Une formation continue vous permettra de faire le point, de distinguer ce qui est sensationnalisme et ce qui peut changer nos pratiques - nous réfléchirons notamment à comment améliorer les débats sur les grands enjeux que soulèvent les sciences, et comment mieux comprendre la diversité des réactions émotionnelles des élèves.
Objectifs
Connaitre les possibilités et limites des principales méthodes de neuro-imagerie.
Connaitre plusieurs expériences montrant les interactions entre émotions, douleur, mécanismes cérébraux et formes d'empathie, perception des autres, impulsivité, vengeance.
Se faire une opinion si et où inclure ces savoirs dans ses enseignements en fonction du public et des programmes. Se faire une opinion sur les implications dans la manière de gérer les débats, de mettre en lumière les risques de manipulation involontaire ou volontaires.
Contenu
Visite d'un appareil IRM. Les principales méthodes de neuro-imagerie IRM, IRMf, Rt FMRI.
Les émotions et la perception d'autrui.
Les réseaux cérébraux de l'empathie, et leur lien avec la douleur et la perception d'autrui.
Les zones cérébrales impliquées et les interactions entre émotion, impulsivité, vengeance.
Insertions possibles dans les programmes.
Implications dans les débats, les risques de manipulation involontaire des opinions des élèves.

Intervenant(e)(s)
 Dr. Emilie Qiao-Tasserit, chercheure en neurosciences, équipe du Pr. Vuilleumier
 M. François Lombard, chargé d'enseignement IUFE, enseignant de biologie ES II
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« La nuit est belle ! », première extinction transfrontalière de l'éclairage public, le 26 septembre prochain.

Eteindre le temps d'une nuit tout l'éclairage public à l'échelle du Grand Genève, c'est le dé  que le Museum d'histoire naturelle de Genève, la Société d'Astronomie de Genève, la Maison du Salève et le Grand Genève ont lancé aux 209 communes de l'agglomération transfrontalière, pour sensibiliser aux méfaits de la pollution lumineuse et permettre au million d'habitants de revoir planètes, étoiles et voie lactée. Baptisée « La nuit est belle ! », cette initiative inédite regroupe à ce jour déjà 109 communes.
En modifiant le cycle jour/nuit, la pollution lumineuse impacte les rythmes biologiques de la faune et de la  faune et de la flore, dégrade les habitats naturels, provoque des risques pour la santé humaine et génère des consommations d'énergie superflues. Causée en grande partie par l'éclairage arti ciel excessif, il convient de sensibiliser à ce phénomène pour faire changer les habitudes.
Face à ces problématiques, l'intégralité des communes du canton de Genève, la très grande majorité des communes françaises et une dizaine de communes vaudoises, soit plus de 109 communes de part et d'autre de la frontière, adhèrent à ce jour au projet « La nuit est belle » (d'autres certainement à venir) et n'allumeront pas leur éclairage public le soir du 26 septembre. Une première dans le cadre d'un territoire transfrontalier de plus d'un million d'habitants !
La nuit du 26 septembre offre des conditions astronomiques idéales pour les participants : nouvelle lune, voie lactée visible dès le coucher de soleil, observation de Saturne et Jupiter.
La soirée sera également ponctuée d'animations locales, l'occasion de profiter de la nuit autrement, près de chez soi : observation du ciel avec les clubs d'astronomie du territoire, repas à la bougie, balades nocturnes, etc.
Suivez l'événement http://www.lanuitestbelle.org et  en direct sur les réseaux sociaux avec #lanuitestbelle.


Un film qui met en scène les particules et la physique quantique





Par Blaise Harrison

Affiche «Les particules» Blaise Harrison
Présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, « Les particules » a été produit par Lionel Baier pour Bande à Part Films, en coproduction avec Estelle Fialon pour Les Films du Poisson.
En quelques mots, le film raconte l'histoire de Pierre-André, dit P.A. voisin de l'accélérateur du CERN. Sa bande de copains et lui vivent leur adolescence avec toutes les interrogations et sentiments liés. Tandis que l'hiver s'installe et que P.A. voit le monde changer autour de lui, il commence à observer des phénomènes étranges, des modifications dans l'environnement, de façon imperceptible d'abord, puis c'est tout son monde qui semble basculer…
Dans ce film le fantastique et la physique quantique se confondent.

Le réalisateur franco-suisse Blaise Harrison signe une premier long métrage plein de promesses, au plus près d'une jeunesse écorchée et pure, où la métamorphose et l'inquiétant prennent tout leur sens, bien au-delà de cette parenthèse juvénile. C'est le monde dans son entier et notre rapport aux frontières qui se retrouvent questionnés à travers une mise en scène originale et poétique.

"Les Particules" sortira dans les salles de Romandie dès le 4 septembre prochain. Le film a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs au dernier festival de Cannes, où il déjà reçu un très beau succès de la part de la critique et du public. C'est une co-production Suisse, produit par Estelle Fialon et Lionel Baier pour Bande à Part Films.
Avant-Premières en présence du réalisateur et membres de l'équipe du film sont prévues. Le 29.08.19 à Genève au Cinélux à 20h30
Prix Sélection Quinzaine des réalisateurs Cannes 2019
Compétition internationale Neuchâtel International Fantastic Film Festival NIFF 2019



Références: