mercredi 19 septembre 2018

Formcont : Médecine personnalisée / les modèles 3D pour la classe / Ethologie humaine ?

Formations continues : les modèles 3D en classe, médecine personnalisée, éthologie

La formation continue offre cette année pour les biologistes 4 cours
  • La médecine personnalisée PO 423 (2 Me après-midi en février-mars) (prof Hurst,  Antonarakis à confirmer )

  • L'impression 3D pour l'enseignement
    • SEM18-1 plus technique au SEM
    • PO 422 plus didactique avec la FC-PO) à TECFA

  • PO-424 - De l'éthologie classique à la biologie du comportement actuelle Rémy Kopp organise avec les Pr. Maurer, Zuberbuhler, Roulin  13 février 2019 (journée):

La médecine personnalisée : opportunités et défis pour l'enseignement !

Comprendre les techniques qui  rendent possible un traitement différencié en fonction des caractéristiques individuelles (génome, Big Data, etc.) (prof Antonarakis pressenti, Dr Marie-Claude Blatter)
Prendre la mesure des transformations prévisibles de la médecine et du système de santé.
Enjeux de société découlant de ces transformations : questions éthiques ( prof Samia Hurst)
Explorer les changements dans les contenus et les approches de divers enseignements (F.Lombard)

Fig 1: la médecine classique proposait la même thérapie à tous ceux qui ont le même diagnostic. De plus en plus on peut différencier le traitement en fonction de la personne, de ses caractéristiques génétiques notamment. Source :Ligue suisse contre le cancer

Imprimer des modèles 3D, mais pour quoi faire en classe ? 

L'usage en classe des modèles qu'on fabrique soi-même (notamment de molécules) avec ces imprimantes 3D  qu'on trouve à moins de 500.- ouvre des possibilités considérables mais soulève des questions importantes. Venez découvrir et partager vos expériences. 

  • Avec la formation continue de l'ES II (ex PO)  merc. 7 Novembre (après-midi à TECFA) plus didactique : quels usages en classe comment trouver et utiliser  (et comment les préparer pour les faire imprimer) s'inscrire ici

  • Avec le SEM18-1 merc. 20 mars (après-midi) plus technique  :   comment trouver et préparer pour imprimer (et quels usages en classe) s'inscrire ici

Un article du Café pédagogique sur l'utilisation des imprimantes 3D en biologie:
http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/sciences/svt/Pages/2018/180_Alaune.aspx

Ethologie  et comportement humain ?

Alors que l'éthologie est au programme de plusieurs parcours, elle n'a guère de place dans la formation suivie par plusieurs enseignants. De plus les travaux récents complètent et nuancent les classiques Konrad Lorenz, Niko Tinbergen, etc. 
Notamment en osant discuter le comportement humain et l'interaction gènes et environnement pour déterminer certains choix et actions humaines.

Rémy Kopp organise 13 février 2019 (journée) avec les Pr. Maurer, Zuberbuhler, Roulin  une formation à  suivre absolument :

mardi 11 septembre 2018

Des solutions géospatiales,pour un monde plus durable jusqu'au 12 septembre

One Planet. Many Geospatial Solutions.                            des solutions géospatiales pour un monde plus                            durable
L'Institut des sciences de l'environnement de l'UNIGE a le plaisir de vous inviter au vernissage de son exposition
One Planet
Des solutions géospatiales
pour un monde plus durable
le jeudi 30 août 2018 à 18h,
à la Salle d'exposition de l'UNIGE,
Uni Carl Vogt (66 bd Carl-Vogt).
Les alarmes sonnent de toute part: le climat, la biodiversité, les pollutions, la surexploitation menacent l'intégrité même de notre planète. Que pouvons-nous faire?
Cette exposition montre comment les outils d'analyses spatiales apportent des solutions concrètes aux enjeux complexes du développement durable à différentes échelles.
Pour plus d'informations >>
Du 27 août au 12 septembre 2018
Du lundi au vendredi, de 7h30 à 19h
Salle d'exposition de l'UNIGE, Uni Carl Vogt (66 bd Carl-Vogt)

mercredi 5 septembre 2018

Esprit critique et citoyenneté : organisez un café scientifique dans votre établissement avec un-e spécialiste de l'UNIGE !

Le débat scientifique et la rencontre d'authentiques chercheurs ... le fait-on assez à l'école ?

« En matière de culture, on ne peut plus se contenter de connaitre Madame Bovary de Flaubert, Belle du Seigneur d'Albert Cohen, la fugue pour deux - violoncelles de Schubert, et se gausser en public de ne rien comprendre à l'ADN, aux particules élémentaires (celles qui composent la matière, pas le dernier roman à la mode!), à la théorie quantique ou aux nouvelles céramiques industrielles. Les sciences et les techniques font désormais partie de notre univers culturel » (André Giordan, 1998). 
La culture scientifique n'est pas une accumulation d'informations genre Trivial Pursuit …
Si les savoirs sont produits par des spécialistes, les croire par le simple fait de leur autorité, c'est confondre science et croyances...
Les savoirs scientifiques se construisent par l'expérimentation , mais aussi par le débat, l'argumentation comme le souligne Osborne, J. (2010) dans la revue Science (ici).  Et les élèves sont rarement confrontés à ces débats.

Les occasions de pratiquer le débat scientifique en classe sont trop rares, notamment à cause des programmes surchargés, et peut-être aussi à cause de la manière dont les savoirs scientifiques, à la validité soigneusement discutée sont transposés en classe et dans les médias (cf. ici ).

Les élèves sont bombardés de fake news qui se répandent dans les médias sociaux. Une récente étude dans Science (Vosoughi, S., et al., 2018).(ici) montre que les nouvelles qui se répandent le plus vite sont souvent fausses mais sont surprenantes et dégoutantes… 
Dans un monde où les alternative facts sont évoqués par des dirigeants de grandes puissances, il est plus critique que jamais  d'apprendre aux élèves et futurs citoyens l'esprit critique - notamment à propos de la science.

L'esprit Critique ?

Jiménez-Aleixandre, M. P., & Puig, B. (2012) définissent "la pensée critique comme la compétence permettant de développer des opinions indépendantes mais aussi la capacité de réfléchir sur le monde qui nous entoure et d'y participer.
Elle est liée à l'évaluation des preuves scientifiques (un point central de l'argumentation), à l'analyse de la fiabilité des experts, à l'identification des préjugés (les nôtres ou ceux des autres) et à la distinction entre textes scientifique et publicité ou propagande.
Penser de façon critique ne signifie pas remettre en question toutes les données, preuves et experts, mais plutôt développer des critères pour les évaluer.
Cela pourrait impliquer de remettre en question son propre intérêt personnel ou collectif et de dépasser ses valeurs égocentriques. » p. 1012 traduction personnelle
L'UNIGE propose que des spécialistes viennent débattre avec les élèves sur des thèmes très variés (voir liste plus  bas) et dans le cadre de la semaine de la démocratie le 1er et le 5 octobre 2018 offrent des Café de l'UNIGE « Fake news et réseaux sociaux: les démocraties sous tension? »  à organiser dans les établissements scolaires intéressés.
Pour ce faire, les enseignants doivent s'adresser à   impérativement avant fin septembre 2018 en ce qui concerne l'organisation de ce Café.

Cafés de l'UNIGE

L'Université de Genève (UNIGE) propose aux collégiens et lycéens de discuter de manière conviviale de questions de sciences, qu'elles soient naturelles, physiques, humaines ou sociales. Echanges directs et discussions autour des questions les plus diverses sont au programme de ces "Cafés de l'UNIGE", qui entendent faciliter l'accès aux connaissances et permettre la découverte d'une filière de formation de l'UNIGE.


Programme Cafés 2018-2019

Les Cafés de l'UNIGE ont lieu dans les collèges et lycées tout au long de l'année, sur demande. Les enseignants doivent s'adresser directement à pour l'organisation d'un Café dans le cadre de leurs cours.
Pour ce faire, il leur suffit d'indiquer le Café choisi ci-dessous, de proposer deux ou trois dates envisageables et de mentionner ses coordonnées (nom, téléphone, e-mail, école). Merci de prévoir un délai d'un mois minimum pour la préparation du Café.
Chaque Café ne sera proposé que 2 fois par année; les inscriptions sont à faire dans les meilleurs délais.
Il est également possible de développer avec nous un Café dont la thématique ne figure pas ci-dessous.

Évènement octobre 2018: Semaine de la démocratie!

Café de l'UNIGE « Fake news et réseaux sociaux: les démocraties sous tension? » 
Dans le cadre de la Semaine de la démocratie 2018, l'Université de Genève, en partenariat avec le Département de l'instruction publique, offre aux collégiens et lycéens la possibilité de discuter et d'échanger de manière conviviale avec des experts du Global Studies Institute et de la Faculté des sciences de la société sur ces thématiques qui animent régulièrement l'actualité.
Voter, participer, débattre, sont des actes sérieux qui ont des conséquences sur l'ensemble de la population. C'est la raison pour laquelle le citoyen qui glisse son bulletin dans l'urne ou qui signe une pétition doit avoir accès à une information de qualité. Or, depuis quelques années , on associe souvent à l'information le terme de fake news – faux, truqué. Cette information est largement et rapidement diffusée par les réseaux sociaux à l'échelle mondiale. Les fakes news agissent alors comme de puissants catalyseurs. Dès lors, comment peut-on s'en prémunir pour garantir le bon fonctionnement de nos démocraties? Quel impact ont ces fake news sur la démocratie?
Nous prévoyons d'organiser entre le 1er et le 5 octobre 2018, une série de 4 à 6 Cafés de l'UNIGE dans les établissements scolaires intéressés.
Pour ce faire, les enseignants doivent s'adresser à Dorothée Dumoulin impérativement avant fin septembre 2018 en ce qui concerne l'organisation de ce Café.




Cafés Sciences naturelles et physiques
Cellules souches: espoirs et problèmes éthiques
Epigénétique et société
Origine de la vie et évolution
Evolutionnisme vs créationnisme
L'intersexualité
Biodiversité et environnement
Les microbes
Les OGM
Les allergies
Immunologie: vaccination et mécanismes
Les maladies émergentes
Les perturbateurs endocriniens: répercussions sur les organismes et les écosystèmes
Oncogénétique: du gène à la consultation clinique
Le don d'organes
Les matériaux supraconducteurs et leurs principales applications
Le LHC et le boson de Higgs
Les enjeux du nucléaire
RMN, spectroscopie infra rouge et ultraviolette
Les exoplanètes
Les défis des mathématiques
Peut-on simuler l'intelligence humaine?
La science est-elle faite que pour les garçons?
Dopage: jusqu'où repousser les limites
Les prothèses intelligentes: à la frontière entre neurosciences et robotique
Cafés des sciences en collaboration avec le NCCR Chemical Biology
A l'interface de la biologie et de la physique: la vie et le principe d'auto-organisation de la matière
La biologie synthétique
Des petites molécules à grand impact
La biologie synthétique (autre approche)
Les interfaces entre disciplines scientifiques, à quoi ça sert?
Le rôle de la membrane cellulaire, à l'interface entre la cellule et son environnement
Les bases moléculaires du mouvement des animaux et des cellules
Cafés Géo
Mondialisation et frontières: discussion autour du concept et de l'expérience de la métropole
Les continents: une fiction géographique
Voyage versus tourisme
Agglomération franco-valdo genevoise
Les migrations
Cafés Sciences humaines et sociales
Développement durable et consommation durable
La vie en ville et le voisinage
Notre smartphone et nous: nouvel objet de civilisation
Vie privée et pratiques de surveillance induites par les nouvelles technologies de l'information
Aspirations des jeunes générations autour de la naissance
Automatisation, robotisation et place de l'humain
Bienfaits et risques des jeux vidéo: Mode d'emploi
Cinéma et émotions
Le cerveau de l'adolescent
Sommeil, quelles vertus? Bien dormir se travaille-t-il?
Psychologie et linguistique
Le Grand Genève: un espace de sécurité?
Le terrorisme
L'Europe et la Suisse
L'avenir de l'UE après le Brexit et l'indépendance de la Catalogne
Les réseaux sociaux
Rousseau et Genève
Cafés Ethique et théologie
Ethique des affaires
Ethique et environnement
Sport, la nouvelle religion?
Les injustices au niveau mondial
Jésus: l'enquête historique
Cathares, hérétiques et sorcières : mouvements dissidents au Moyen Age


Références :

  • Giordan, A. (1998). Une didactique pour les  sciences expérimentales. Paris: Belin.
  • Jiménez-Aleixandre, M. P., & Puig, B. (2012). Argumentation, evidence evaluation and critical thinking Second international handbook of science education (pp. 1001-1015): Springer.
  • Lombard, F., & Weiss, L. (2018). Can didactic transposition and popularization explain transformations of genetic knowledge from research to classroom? Science & Education, October 2018. http://dx.doi.org/10.1007/s11191-018-9977-8 | free full-text view-only version
  • Osborne, J. (2010). Arguing to Learn in Science: The Role of Collaborative, Critical Discourse. Science, 328(5977), 463-466. doi: 10.1126/science.1183944
  • Vosoughi, S., Roy, D., & Aral, S. (2018). The spread of true and false news online. Science, 359(6380), 1146-1151. doi: 10.1126/science.aap9559

lundi 27 août 2018

Experiment@l-Tremplins, les 'Scopes et tout ce que l'UniGE offre pour les enseignants

Une offre magnifique pour les enseignants et aussi pour les élèves !

L'université de Genève offre aux enseignants genevois une large palette d'activités pour eux et pour leurs élèves :
En plus d'Expériment@l-Tremplins - spécialement pour les maitre-sse- s- les "Scopes" s'adressent particulièrement aux élèves (via les enseignant-e-s  de science) : Bioscope, Chimiscope, Physiscope. (cf. plus bas par ordre alphabétique pour ne pas faire de jaloux :-))  
L'ensemble de ces activités et de nombreuses autres sont réunies dans  un site et une brochure. Activités et ressources pédagogiques   Cf plus bas.


 
La rentrée 2018 au Bioscope !
L'équipe du Bioscope se réjouit d'accueillir vos élèves à partir du 10 septembre 2017, autour d'une quinzaine d'activités scientifiques dans le domaine des sciences de la vie.

Une formation continue autour du sexe, du genre et de la sexualité, aura lieu, le jeudi 7 mars 2019, sur une journée, dans le cadre du projet Sciences, sexes, identités.

N'oubliez pas l'activité CodeMyFish, qui aborde la génétique autour d'enjeux concrets et actuels: la surpêche et la traçabilité alimentaire. 
Télécharger ici la plaquette descriptive des activités 2018-2019
Inscrivez directement vos classes sur notre site

Nous offrons en plus, pour le grand public et les familles, des soirées publiques mensuelles comprenant des activités pratiques sur divers thèmes liés à la Biologie et la Médecine. + infos

Nos activités se déroulent au Centre médical universitaire à Champel, dans le Bâtiment D, salle D02.1557.a, au niveau de la sculpture ADN.
Pour toute question merci de nous contacter sur bioscope@unige.ch


Bioscope, Centre médical Universitaire, D02.1557.a
1 Rue Michel Servet ou 9 Avenue de Champel, 1211 Genève 4.
Tel 022 379 3742
bioscope@unige.ch








Activités et ressources pédagogiques offertes par l'UNIGE

Maths/Astro/PhysiqueHistoire/ArchéologieInformatiqueSciences de la Terre et de l'environnementChimie/BiochimieLanguesGéographieBiologie/MédecineFrançaisOffres multidisciplinaires
L'adresse du site est  : www.unige.ch/ressourcespedagogiques

mardi 21 août 2018

Journées de microbiologie MICROBES D’HIER, MICROBES DE MAINS 12-13 septembre 2018


11es Journées de microbiologie MICROBES D'HIER, MICROBES DE MAINS 12-13 septembre 2018 | 18h30
Centre médical universitaire (CMU)
– Auditoire M. Champendal (B400)

A cette occasion il y aura deux  Conférences grand public ( cf détails plus bas)

  • Mercredi 12 septembre | 18h30  «Hygiène des mains: agir local, penser global»  Conférence du professeur Didier PITTET  (Prévention et contrôle de l'infection, Faculté de médecine UNIGE et HUG)

  • Jeudi 13 septembre | 18h30 «Microbes: des nouvelles du passé» Conférence de la Docteure Catherine THÈVES (anthropologie moléculaire, CNRS, Université de Toulouse)

Les chercheurs ont sélectionné une publication pour vous lecteurs d'Expériment@l-Tremplins et Bio-Tremplins : afin de venir à la conférence mieux informé, pour en tirer meilleur profit, pour approfondir après, ou pour ceux qui ne pourraient pas venir. 

Didier Pittet : Le geste qui sauve

Nos mains sont constamment en contact avec l'environnement mais également avec d'autres personnes. Elles sont, par conséquent, en grande partie responsables de la propagation des bactéries. Le lavage ou la désinfection de celles-ci est donc une arme extrêmement efficace pour lutter contre la transmission de ces microbes. Depuis plus de 20 ans, le professeur Didier Pittet contribue grandement à l'amélioration de l'hygiène des mains. La formule conçue à Genève, à base d'alcool et de chlorhexidine, est bien plus efficace et rapide que le lavage traditionnel à l'eau et au savon. Largement diffusée à Genève d'abord, puis à travers le monde, cette solution, partie d'une stratégie reprise par l'Organisation mondiale de la Santé, a permis de faire chuter le nombre d'infections, y compris dans les pays où l'accès à l'eau est difficile. Didier Pittet nous raconte l'aventure extraordinaire de cette invention, et la situe dans l'histoire de l'épidémiologie.

  • Le problème : Au moins 500,000 patients sont infectés chaque jour à travers le monde, ce qui provoque la mort de 20 à 50'000 personnes.
  • La solution : L'utilisation de rince-mains à base d'alcool permet de réduire le nombre d'infection ainsi que les décès qui en découlent de 50%.

Voir le site de la stratégie mondiale de promotion de l'hygiène des mains :  http://www.cleanhandssavelives.org
Y sont notamment accessibles :
Un livre (Le Geste qui Sauve)  ("L'auteur a fait don de ses droits au. En achetant un livre, vous offrez un flacon de solution hydro-alcoolique à un soignant d'un pays défavorisé, et vous contribuez à sauver des vies." ) ainsi que le film réalisé (Clean Hands)

Voir aussi le  TEDxTalk at http://www.tinyurl.com/AdaptToAdopt

une image vaut mille mots ... mais peut être interprétée          de mille manières


Catherine THÈVES : Le microbiote du passé - l'ADN dans la plaque dentaire - révèle les changements de régime de nos ancêtres !

Catherine THÈVES a spécialement sélectionné une publication pour Expériment@l-Tremplins  : une mesure du microbiote à travers le séquençage de l'ADN retrouvé sur la plaque dentaire de dents depuis le mesolithique à nous qui révèle des changements de régime et l'apparition des bactéries cariogènes plus récemment. 
" Notre recherche a identifié une nouvelle voie pour la recherche bioanthropologique, qui promet de fournir les premiers enregistrements génétiques détaillés de l'évolution du microbiote humain. Cela permet d'examiner directement les effets des transitions nutritionnelles et culturelles et sur la santé humaine dans le temps et de révéler  l'évolution génomique des commensaux et des agents pathogènes humains." Adler, C. J.,et al. (2013) ( notre traduction)


Figure 1
Fig 1:  Phylum-level microbial composition of ancient dental calculus deposits. [img]. Source :Adler, C. J.,et al. (2013)
De manière plus large cet article montre bien le rôle croissant du traitement de l'information issue du séquençage dans la production de connaissances en biosciences. Selon Morange, M. (2003)  l'ADN n'est plus tant conceptualisé comme une molécule que comme un support d'information et de contrôle des processus vivants.

C'est un changement de paradigme qui  fait progressivement son chemin jusque dans les pratiques en classe et les programmes.

Expériment@l-Tremplins vous aide à vous faire une opinion sur cette évolution : allez lire l'article d'origine !

  • Adler, C. J., Dobney, K., Weyrich, L. S., Kaidonis, J., Walker, A. W., Haak, W., … Cooper, A. (2013). Sequencing ancient calcified dental plaque shows changes in oral microbiota with dietary shifts of the Neolithic and Industrial revolutions. Nature Genetics, 45(4), 450‑455. https://doi.org/10.1038/ng.2536


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11es Journées de microbiologie
MICROBES D'HIER, MICROBES DE MAINS

12-13 septembre 2018 | 18h30
Centre médical universitaire (CMU)
– Auditoire M. Champendal (B400)
Conférences grand public
(flyer ci-joint)

Hier comme aujourd'hui, les microbes ont toujours cohabité avec nous. Notre histoire est intimement liée à ces micro-organismes et à leur transmission d'une personne à l'autre. Ces 11es Journées de microbiologie permettent de faire le point sur les moyens de prévenir la propagation de ces microbes, parfois dangereux, mais également de découvrir ce que les micro-organismes qui ont habité nos ancêtres nous enseignent sur notre passé.

Mercredi 12 septembre | 18h30
«Hygiène des mains: agir local, penser global»
Conférence du professeur Didier PITTET  (Prévention et contrôle de l'infection, Faculté de médecine UNIGE et HUG)

Nos mains sont constamment en contact avec l'environnement mais également avec d'autres personnes. Elles sont, par conséquent, en grande partie responsables de la propagation des bactéries. Le lavage ou la désinfection de celles-ci est donc une arme extrêmement efficace pour lutter contre la transmission de ces microbes. Depuis plus de 20 ans, le professeur Didier Pittet contribue grandement à l'amélioration de l'hygiène des mains. La formule conçue à Genève, à base d'alcool et de chlorhexidine, est bien plus efficace et rapide que le lavage traditionnel à l'eau et au savon. Largement diffusée à Genève d'abord, puis à travers le monde, cette solution, partie d'une stratégie reprise par l'Organisation mondiale de la Santé, a permis de faire chuter le nombre d'infections, y compris dans les pays où l'accès à l'eau est difficile. Didier Pittet nous raconte l'aventure extraordinaire de cette invention, et la situe dans l'histoire de l'épidémiologie.

Jeudi 13 septembre | 18h30
«Microbes: des nouvelles du passé»
Conférence de la
Docteure Catherine THÈVES (anthropologie moléculaire, CNRS, Université de Toulouse)
Quels étaient les agents infectieux derrière les épidémies historiques? Que nous apprennent les bactéries de la bouche sur l'alimentation à la préhistoire? Comment étudier l'état de santé de nos ancêtres? Ces questions fascinantes piquent notre curiosité. Décryptons ensemble les dernières découvertes sur les microbes de notre passé et relevons les indices sur les restes archéologiques grâce aux outils de la biologie, tout en prenant en compte leurs limites. Dre Catherine Thèves, anthropologue moléculaire, propose une analyse de ces données et tente d'interpréter les résultats actuels au regard de ces interrogations sur le passé.
Animation:
LE GESTE QUI SAUVE
Mercredi 12 et Jeudi 13 sept. dès 17h30 (devant l'auditoire)
Evénement organisé par la Faculté de médecine et la Faculté des sciences de l'UNIGE
_______________________
FACULTÉ DE MÉDECINE Université de Genève   022 379 59 11 – facmed@unige.ch www.unige.ch/medecine

samedi 14 juillet 2018

Gluten : pourquoi cette intolérance ?

Divers troubles associés au gluten ?

Le rejet du gluten (un ensemble de protéines issues du blé, de l'orge et du seigle - qui donnent sa souplesse au pain et lui permettent de lever)  est croissant (oui désolé je n'ai pas résisté ), on parle parfois d'allergie ou d'intolérance et une certaine confusion avec a) la maladie cœliaque ou b) l'allergie au blé existe. Un article dans science (Servick, K., 2018) ici  fait le point. (Les membres Expériment@l-Tremplins peuvent obtenir ces articles).


Fig 1: Le gluten est un ensemble de protéines souple et résistant qui permet la levée et le moelleux du pain  [img]. Source :Paul Taylor/Getty Images in Servick, P. 2018

L'article distingue deux autres cas que l'hypersensibilité au gluten
  • la maladie cœliaque (a) est une maladie auto-immune qui touche 1% des gens (Bettayeb, 2015). Les personnes atteintes sont génétiquement prédisposées à déclencher une réponse auto-immune provoquant des lésions de la paroi de l'intestin grêle lorsqu'un composant du gluten appelé gliadine pénètre dans la paroi intestinale et déclenche une réaction inflammatoires dans les tissus proches. Cf revue médicale suisse pour plus d'info
  • les personnes allergiques au blé (b) réagissent aux protéines de blé en produisant une classe d'anticorps appelés immunoglobulines E des anticorps au coeur de notre défense contre les parasites, et - hélas - des allergies provoquant des vomissements, des démangeaisons et un essoufflement. Cette affection concerne 0.5% des gens (Bettayeb, 2015).

Et en français ?

La sensibilité au gluten : reconnue mais des mécanismes en débat scientifique intense

Pour les chercheurs, d'autres patients qui ne présentent ni des anticorps IgE révélateurs, ni des dommages visibles à l'intestin, mais qui ressentent un véritable soulagement lorsqu'ils suppriment les aliments contenant du gluten sont un véritable défi, un mystère à éclaircir. Il sont 6% environ (Bettayeb, 2015).

Selon Armin Alaedini, immunologue à la Columbia University, les médecins - gastroentérologues - ont considéré pendant longtemps et avec scepticisme ces patients "vous n'avez pas la maladie cœliaque, ni une allergie au blé… au revoir !" 
Il n'y a en effet pas de test très clair et le diagnostic est en général établi par le gluten challenge": Les patients évaluent ce qu'ils ressentent avant et après la suppression du gluten, puis réintroduisent le gluten ou un placebo - idéalement déguisé en pilules ou collations indiscernables - pour voir si les symptômes réapparaissent.

"Nombreux étaient ceux qui pensaient que ces effets étaient peut-être dûs à une autre sensibilité ou étaient dans la tête des gens" 
Que le blé puisse produire chez des patients non cœliaques des douleurs abdominales, ballonnements, diarrhées, et parfois maux de tête, fatigue, réactions cutanées et douleurs articulaires est maintenant largement accepté. Mais l'accord s'arrête à ce constat !

De nombreux médecins commencent à approuver et même souvent à recommander un régime sans gluten. "Finalement, nous ne sommes pas là pour faire de la science mais pour améliorer la qualité de vie des patients" dit Alessio Fasano, un gastroenterologue pédiatre au  Massachusetts General Hospital à Boston qui a étudié la NCGS et écrit un livre sur comment vivre sans gluten. Il dit que s'il doit faire une incantation magique pour améliorer l'état d'un patient - même s'il ne comprend pas pourquoi - il le fera.
On mesure bien la différence de perspective entre la science qui veut comprendre, vit les questions comme un défi et la médecine qui transforme les réponses nuancées de la science en certitudes et cherche d'abord à soigner avec ce "qui marche" - même sans savoir pourquoi.

Quand aux mécanismes pour cette sensibilité au gluten et même au rôle effectif du gluten dans cette affection, il y a débat entre les spécialistes.
C'est un de ces moments passionnants où la science progresse parce qu'il y a plusieurs explications et que de nombreux chercheurs expérimentent et débattent. La science en mouvement, en turbulences. On est loin de l'idée d'une science des certitudes...

On a donc deux hypothèses d'explication et deux camps :

  • Pour certains, cette sensibilité au gluten non-coeliaque s'explique par une réaction immunitaire (sans être une allergie) contre le gluten. Ils  la nomment non-celiac gluten sensitivity (NCGS). 
  • D'autres pensent que la plupart des patients réagissent en fait à un excédent de glucides mal absorbés qu'on trouve dans le blé et beaucoup d'autres aliments, appelés FODMAP. Ceux-ci peuvent causer des ballonnements lorsqu'ils fermentent dans l'intestin.
Le débat fait rage entre spécialistes et chacun défend sa théorie avec énergie. Si dans la science idéalisée chacun tente de vérifier si son hypothèse est fausse et ne la retient qu'après avoir éliminé toutes les autres possibilités, on voit que les scientifiques sont humains et défendent leur idée. 
Mais on voit aussi que cette question vive suscite de nombreuses recherches et débats et ... que la science avance malgré tout !
Cette publication vous aidera à remonter aux publications et à vous faire une idée vous-même.

L'immunité et des lésions de la paroi intestinale ?

Pour comprendre comment une protéine consommée peut causer une réaction immunitaire sans déclencher une allergie, il faut peut-être d'abord comprendre comment les protéines sont normalement tolérées.
Prenons un pas de coté et examinons un instant un review par Nowak-Wegrzyn, A., Szajewska, H., & Lack, G. (2017)(cf ici) intitulé "Food allergy and the gut" et qui fait le point notamment sur la manière dont sont normalement tolérées les protéines partiellement digérées (lymphocytes T régulateurs) et le rôle des bactéries commensales pour induire la tolérance orale. La figure 2 montre  la différence de réaction aux mêmes allergènes oraux et cutanés en cas d'allergie ou non.
Un résumé des auteurs pour vous donner envie d'en lire plus :
Key points
  • Food allergy affects 6–8% of children <5 years old and 3–4% of the general population in developed countries; incidence of peanut allergy has increased considerably over the past decade
  • Food allergy results from a lack of oral tolerance, a state of systemic unresponsiveness to ingested soluble antigens mediated mainly by regulatory T cells in the gastrointestinal tract
  • Food reactions can have IgE-mediated, non-IgE-mediated or a combination of IgE- mediated and non-IgE-mediated pathophysiology involving the skin, gastrointestinal tract, respiratory tract and/or cardiovascular system
  • Double-blind, placebo-controlled food challenge remains the gold standard for diagnosing food allergy
  • Dietary elimination of offending foods is the current standard of care; future therapies focus on specific food immunothera


(Les membres Expériment@l-Tremplins peuvent obtenir ces articles).

Figure 1 : Differential immune responses in the gut                  (oral tolerance) and skin (IgE sensitization and food                  allergy) using peanut allergy as an example.
Fig 2: Réaction immunitaire comparée (exemple de la cacahuète) entre a) l'intestin (
tolérance orale) et b) la peau ( sensibilsation IgE et allergie alimentaire) peau affaiblie, dermatite (g) et saine (dr). [img]. Source :Nowak-Wegrzyn, A., Szajewska, H., & Lack, G. (2017).

On voit que la tolérance aux protéines dépend d'une barrière (intestin ou peau) intacte qui prévient le contact de ces protéines étrangères avec les sang et la lymphe.

Quel lien entre la sensibilité au gluten et l'immunité ?

Rappelons que la NGCS n'est pas une allergie (qui serait associée à des IgE).
Des chercheurs (Uhde, M., ... Alaedini, A. et al 2016), ont par exemple cherché des marqueurs de réaction immunitaire en comparant des patients cœliaques, avec des non affectés et des sensibles au gluten. Chez ces derniers ils ont trouvé - à leur surprise - des niveaux sensiblement plus élevés d'anticorps suggérant une réponse immunitaire transitoire. Ces résultats n'impliquaient pas forcément que le gluten soit la cause, mais plutôt que la barrière de l'intestin serait altérée, permettant au gluten de passer à travers et d'interagir avec les cellules immunitaires du sang. D'autres éléments - tels que des bactéries susceptibles de provoquer une réponse immunitaire pourraient traverser également.
Ils ont en effet trouvé des niveaux élevés de deux protéines qui suggèrent une réponse inflammatoire à des bactéries. Et chez un groupe de 20 patients qui se sont abstenus de gluten pour 6 mois, les niveaux de ces marqueurs ont baissé
Individuals with wheat sensitivity had significantly increased serum levels of soluble CD14 and lipopolysaccharide (LPS)-binding protein, as well as antibody reactivity to bacterial LPS and flagellin. Circulating levels of fatty acid-binding protein 2 (FABP2), a marker of intestinal epithelial cell damage, were significantly elevated in the affected individuals and correlated with the immune responses to microbial products. There was a significant change towards normalisation of the levels of FABP2 and immune activation markers in a subgroup of individuals with wheat sensitivity who observed a diet excluding wheat and related cereals.


Conclusions These findings reveal a state of systemic immune activation in conjunction with a compromised intestinal epithelium affecting a subset of individuals who experience sensitivity to wheat in the absence of coeliac disease.
(Uhde, M., Ajamian, M., Caio, G., Giorgio, R. D., Indart, A., Green, P. H., … Alaedini, A. 2016)
 
Cette étude a changé la perspective de nombreuses personnes : elle identifie des marqueurs biologiques objectifs permettant de définir une affection ou une maladie.

Des sucres fermentables (fructanes) ?

D'autres pensent que la plupart des patients réagissent en fait à un excédent de glucides mal absorbés qu'on trouve dans le blé et beaucoup d'autres aliments. Ces glucides fermentables, appelés FODMAP, pour fermentable oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides, and polyols, peuvent causer des ballonnements lorsqu'ils fermentent dans l'intestin.  Le terme a été inventé par le gastro-entérologue Peter Gibson à l'Université Monash à Melbourne, en Australie, et son équipe. De nombreux aliments communs sont riches en FODMAP : Oignons et ail, légumineuses, lait et yogourt, fruits, y compris les pommes, les cerises et les mangues, ainsi que le blé. Les diététiciens du groupe de Gibson ont estimé que des glucides dans le blé appelés fructanes peuvent représenter jusqu'à la moitié de l'apport de FODMAP d'une personne. L'équipe a découvert que ces composés fermentaient dans l'intestin provoquant des symptômes équivalents au syndrome du côlon irritable, tels que des douleurs abdominales, des ballonnements et des gaz.

Une expérience compare, chez des personnes qui se déclarent sensibles au gluten, les effets ressentis de barres de céréales  au gluten, au fructane ou sans (placebo). Skodje, G. I., … Lundin, K. E. A. (2018). ici. Les résultats de cette étude - soigneusement randomisée (7 jours une sorte, une semaine sans, puis une autre sorte, puis la 3ème)  et en aveugle (les barres sont indiscernables) -  indiquent que le fructane cause plus d'effets que le placebo et que le  gluten : cf fig.2.

https://www.gastrojournal.org/article/S0016-5085(17)36302-3/abstract#graphical_S0016508517363023
une image vaut mille mots ... mais peut être interprétée          de mille manières
Fig 2: Selon cette étude contre placebo les fructanes ont produit plus de symptômes gastro-intestinaux que le gluten [img]. Source :Skodje, G. I., … Lundin, K. E. A. (2018).

Dans son review Servick, K., (2018) (ici) écrit que si les FODMAP sont le principal coupable, des milliers de personnes pourraient être en train de suivre sans raison valable un régime sans gluten sur le conseil de leurs médecins et diététiciens. (Les membres Expériment@l-Tremplins peuvent obtenir ces articles). Figure ci-contre (Bettayeb, 2015).

Un congrès houleux ou une science qui se fait ?

Servick, K., (2018) rapporte que lors d'un congrès à l'université de Colombia en mars Alaedini (intestin poreux et allergie) et  Lundin (FODMAP) ont eu des arguments vigoureux, pour le moins !

Alaedini soutient qu'en recrutant largement dans la population insensible au gluten, plutôt que des patients qui ont réagi au blé, Lundin a probablement omis d'inclure les personnes ayant une véritable sensibilité au blé. Très peu de sujets de Lundin ont signalé des symptômes autres que ceux relatifs aux intestins, tels que des éruptions cutanées ou de la fatigue, qui pourraient indiquer une réaction immunitaire, dit Alaedini. Et il note que l'augmentation des symptômes des patients en réponse aux collations FODMAP était à peine statistiquement significative.

Lundin, quant à lui, souligne que les patients de l'étude d'Alaedini n'ont pas été confrontés à un  aveugle pour vérifier si les marqueurs immunitaires qu'il a identifiés ont vraiment augmenté en réponse au blé ou au gluten. Les marqueurs peuvent ne pas être spécifiques aux personnes ayant une sensibilité au blé, dit Lundin.

Servick, K., (2018) dit que malgré les positions contradictoires de leurs discussions, les deux chercheurs ont en fait beaucoup de terrain d'entente. Alaedini convient que les FODMAP expliquent une partie du phénomène d'évitement du blé. Et Lundin reconnaît qu'une petite population peut vraiment avoir une réaction immunitaire au gluten ou à une autre composante du blé, bien qu'il ne voie pas de bonne façon de les identifier.

Une science qui turbule et qui avance …

On commence à comprendre un peu mieux ce qui se passe, puis un jour il résultera  de ce débat un consensus et on devra récrire quelques passages dans nos cours.
Certains - qui ont besoin de certitudes et  imaginent que la science en produit - concluront que la science n'est pas fiable puisqu'elle change !
D'autres pourront utiliser cet exemple pour montrer en classe comment la science se fait par le débat et la confrontation d'idées.
Cet article montre que la science évolue et l'importance de croiser les résultats des recherche, d'entendre les débats, de prendre du recul sur nos certitudes et de les reconsidérer.




doi:10.1126/science.aau2590

  Références :

  • Bettayeb, L. (2015) Dossier gluten, le grand malentendu, Sciences et Vie VIII 2015 intranet.pdf
  • Servick, K. (2018). What's really behind 'gluten sensitivity'? Science. https://doi.org/10.1126/science.aau2590
  • Skodje, G. I., Sarna, V. K., Minelle, I. H., Rolfsen, K. L., Muir, J. G., Gibson, P. R., … Lundin, K. E. A. (2018). Fructan, Rather Than Gluten, Induces Symptoms in Patients With Self-Reported Non-Celiac Gluten Sensitivity. Gastroenterology, 154(3), 529-539.e2. https://doi.org/10.1053/j.gastro.2017.10.040
  • Uhde, M., Ajamian, M., Caio, G., Giorgio, R. D., Indart, A., Green, P. H., … Alaedini, A. (2016). Intestinal cell damage and systemic immune activation in individuals reporting sensitivity to wheat in the absence of coeliac disease. Gut, gutjnl-2016-311964. https://doi.org/10.1136/gutjnl-2016-311964
  • Nowak-Wegrzyn, A., Szajewska, H., & Lack, G. (2017). Food allergy and the gut. Nature Reviews Gastroenterology & Hepatology, 14(4), 241‑257. https://doi.org/10.1038/nrgastro.2016.187
Révisé le 8 08 18 pour ajouter un lien concernant la maladie coeliaque vers la société médicale suisse