jeudi 20 octobre 2016

Peut-on enseigner la relativité générale et la cosmologie moderne au collège ?

Peut-on enseigner la relativité générale et la cosmologie moderne au secondaire II  ?  

La plupart des notions enseignées au secondaire II en physique appartiennent à la physique classique pré-einsteinienne… alors que la biologie enseignée dans ces mêmes niveaux incorpore de très larges apports de la recherche récente - plus de la moitié de ce qui s'enseigne dans certains chapitres comme la génétique ou l'immunologie n'était pas connu lorsque les enseignants de biologie les plus expérimentés ont fait leurs études !
On évoque en général la complexité et l'abstraction ainsi l'importante part des mathématiques de la physique contemporaine pour justifier ces choix dans les programmes.

La transposition didactique (Chevallard, 1991) est le processus qui, partant des savoirs de recherche, filtre et transforme les savoirs pour en faire des savoirs enseignables. Des autorités scolaires définissent des plans d'études, des commissions établissent une progression, les enseignants apprêtent ces contenus à leur manière. A chaque étape, les contraintes des situations et les valeurs des acteurs transforment et sélectionnent la matière enseignée. Chevallard suggère que ces transformations sont inévitables et ne sont pas une dégradation, mais une adaptation à un autre milieu. En effet, les savoirs qu'on retrouve en classe doivent avoir certaines caractéristiques : par exemple, ils peuvent être clairement identifiés, conduisent à de nombreuses activités et exercices et sont aisés à évaluer.

Un groupe de chercheurs et d'enseignants avec le prof. A. Mueller et la Dr Alice Gasparini  essaie d'introduire au secondaire II des chapitres choisis de la physique moderne sans les dénaturer : Cosmologie Moderne et Relativité Générale.

Ils vous proposent de participer à cette exploration: 

Aux enseignants de physique et/ou mathématiques intéressés Genève, le 10 octobre 2016
Objet : Matériel didactique sur la Cosmologie Moderne et la Relativité Générale pour le secondaire II (MaDiCMRG)
Chers collègues,
A chaque époque de l'histoire humaine, les modèles cosmologiques ont occupé aussi bien les philosophes que les scientifiques, car ils touchent depuis la nuit des temps aux questions fondamentales de qui nous sommes et dans quel monde nous vivons. Aujourd'hui la cosmologie est une des branches particulièrement attractive pour tout public, qu'il soit jeune ou plus âgé.
Pourquoi alors ne pas utiliser ce levier pour renouveler l'enseignement de la physique en introduisant des activités sur la Cosmologie Moderne (CM) ? Cela permettrait entre autres de donner aux élèves une idée de l'évolution de la démarche scientifique pendant ce dernier siècle. En effet, c'est d'une part grâce aux dernières avancées technologiques (par exemple celles qui ont permis les premières détections directes d'ondes gravitationnelles) et d'autre part aux observations par des satellites comme Hubble ou Planck, qu'en quelques dizaines d'années la cosmologie est passée d'un statut de branche secondaire de l'astrophysique à celui de science exacte découvrant les extraordinaires surprises que nous offre l'univers. Ainsi, les expériences de CM, menées par des collaborations de plusieurs centaines de scientifiques et se prolongeant sur des dizaines d'années, feront bientôt appel aux nouvelles générations. Il est donc important d'informer les jeunes d'aujourd'hui des enjeux et des difficultés de la recherche fondamentale.
La CM est aussi une science récente d'un point de vue conceptuel, elle dérive directement de la conception nouvelle et révolutionnaire de l'espace-temps issue de la Relativité Générale (RG), avec des éléments de Mécanique Quantique. Or, le formalisme mathématique qui décrit ces théories reste peu accessible même au niveau gymnasial, raison pour laquelle la CM est écartée des programmes du secondaire II.
Dans cette perspective, à l'occasion du centenaire de la RG, le projet pédagogique SwissMAP de l'Université de Genève a développé du matériel didactique ayant comme fil conducteur la CM, visant l'introduction de certaines notions de RG et plus généralement de physique moderne dans le cursus scolaire. Ce matériel est constitué d'un cours complet d'introduction à la CM pour l'option complémentaire (OC), complétant l'enseignement classique de physique. Il vise à établir un lien entre le monde de la physique moderne et l'école, au delà de la vulgarisation grand public. Un effort didactique a permis de réduire le background mathématique à un niveau gymnasial, entre le « sans formules » de la vulgarisation et celui d'un cours universitaire. Ce choix permet d'approfondir l'appropriation des notions et de maintenir un lien entre le formalisme mathématique et l'intuition physique.
Le cours se compose de huit chapitres, chacun incluant une partie théorique et des activités annexes avec corrigés. Même s'il existe un ordre naturel dans la succession des chapitres, chacun peut être pris de manière indépendante. De plus, parmi l'ensemble des activités, certaines sont prévues pour être adaptées et/ou traitées ponctuellement dans le contexte d'autres cours, en physique discipline fondamentale (DF) ou en applications mathématiques (AM), ou encore comme lecture d'introduction d'un travail de maturité (TM). Le cours a déjà été testé sur le terrain en 4e OC dans un collège genevois. Pour l'améliorer, nous recherchons des enseignants du secondaire II gymnasial qui acceptent :
  1. 1)  prendre connaissance du matériel didactique et faire part de leurs critiques/suggestions/corrections,
  2. 2)  tester une partie des activités en classe, idéalement dans un cours OC.
Tout maître intéressé pourra contacter Mme Alice Gasparini (alice.gasparini@unige.ch) pour plus de renseignements.
Avec nos plus cordiales salutations,
Alice Gasparini et Andreas Müller
Microsoft Word - LettreMaDiCMRG111016.docx
Les activités sont disponibles   ici

Fig 1: un exemple d'activité tiré de ces documents [img] source Serie 09 Ondes gravitationnelles.pdf


Sources

  • Chevallard, Y. (1991). La transposition didactique. Du savoir savant au savoir enseigné (2e éd. revue et augmentée, 1985 lre ed.). Grenoble: La Pensée sauvage.

jeudi 6 octobre 2016

Un camp d'astronomie pour les élèves : délai au 11 octobre !

Un camp d'astronomie pour les élèves ( en anglais)


ESO ASTRONOMY CAMP 2016

The Visible and Hidden Universe



Programme (87.3 KB)
ESO Astronomy Camp for Secondary School Students
http://www.sterrenlab.com/camps/eso-astronomy-camp-2016/


What?

Would you like to spend a week in the Italian Alps doing astronomy activities with other friends of your age and become part of a vibrant international community of alumni and astronomers?
Join the ESO Astronomy Camp for a unique experience at the Astronomical Observatory of the Autonomous Region of the Aosta Valley!
The camp will explore the theme of the Multiwavelength Universe via several astronomical sessions, including lectures, hands-on activities, and night-time observations with the telescopes of the Observatory, alongside various social activities, winter sports and excursions.
The European Southern Observatory (ESO) will be responsible for the final scientific programme for the ESO Astronomy Camp and will provide support with lecturers and material together with the Astronomical Observatory of the Autonomous Region of the Aosta Valley and other European observatories and universities.

2 bourses

Le groupe de didactique des sciences et section de physique offrent deux bourses car l'ESO réserve les bourses aux membre de l'UE…)
(Les critères pour  ces bourses sont les mêmes que le site de l'ESO  la valeur de la bourse = frais de participation (500 EUR)) -> contacter Andreas.mueller@unige.ch

Cependant, on peut participer (être admis au camp) si on finance soi-même

Le délai est hélas très court : jusqu'au 11 octobre pour s'inscrire.

vendredi 30 septembre 2016

Les microbes évoluent, les stratégies de recherche et cliniques aussi ... se tenir au courant !?

Les bactéries ne sont plus ce qu'elles étaient ... les techniques non plus !

Le rapport de notre société aux bactéries change au cours des années (Cf. par exemple Bio-Tremplins  Les bactéries autrefois ennemi n°1 , hier tolérables , aujourd'hui nécessaires ?  ). L'évolution de la pensée et des techniques en biologie - de moins en moins moléculaire et de plus en plus en termes de flux d'information, de séquences, de génomique – modifie à la fois notre compréhension des phénomènes bactériens, des pathologies et des approches cliniques.

Prendre la mesure des implications en classe de ces évolutions est difficile pour les enseignants - même les lecteurs de Bio-Tremplins et Expériment@l-Tremplins. Une formation continue sur le microbiote organisée par R. Kopp avec le Prof. Schrenzel l'an passé avait connu un succès impressionnant.
De belles conférences lors des
journées de la microbiologie ont permis  de comprendre, de stimuler sa curiosité, de remettre en question ses certitudes.

Voici de nouveaux évènements qui permettront encore de vous faire plaisir, d'y envoyer vos élèves.

Au final ces initiatives permettent de mieux remplir la mission de l'enseignement des sciences (PER) d'aider nos élèves à comprendre, expliquer prédire et décider dans un monde en mutation.   "comprendre le monde naturel et de prendre des décisions" (CIIP., 2011)

A) Céline Brochier une des conférencières, aux
journées de la microbiologie vous propose - après l'évènement cette fois -   des publications pour approfondir (Les membres Expériment@l-Tremplins peuvent obtenir ces articles)
  • Forterre, P., Gribaldo, S., & Brochier, C. (2005). Luca : À la recherche du plus proche ancêtre commun universel. Médecine/sciences, 21(10), 860‑865. http://doi.org/10.1051/medsci/20052110860
  • Brochier-Armanet, C. (2008). Origine et Evolution de microorganismes. Bulletin de la Société Française de Microbiologie. http://www.frangun.org/brochier_sfm_2008.pdf
  • Gribaldo, S., & Brochier, C. (2013, février). LUCA, ancêtre de tous les êtres vivants. Les dossiers de la recherche, p. 29‑31. intranet.pdf
Si vous avez manqué le  9es journées de microbiologie, vous pouvez retrouver les conférences sur le site de l'UNIGE:



Brochier-Armanet, C. (2016). Habitabilité, adaptation et origine de la vie. Genève. Consulté à l’adresse https://mediaserver.unige.ch/play/95910
Linder, P., & Bouillaguet, S. (2016). Flore buccale: équilibre délicat entre Yin et Yang. Genève. Consulté à l’adresse https://mediaserver.unige.ch/play/95920


B) Une conférence bientôt par le Prof. Schrenzel et le Dr Ruppé " De la chasse à la guerre contre les bactéries, une révolution est en marche" 
Cf Plus bas pour les détails

Etienne Ruppé, un des conférenciers vous propose une publication (Les membres Expériment@l-Tremplins peuvent obtenir ces articles)

  • Ruppé, E., Baud, D., Schicklin, S., Guigon, G., & Schrenzel, J. (2016). Clinical metagenomics for the management of hospital- and healthcare-acquired pneumonia. Future Microbiology, 11(3), 427‑439. https://doi.org/10.2217/fmb.15.144   | intranet.pdf
C) le BioScope organise une SOIREE PUBLIQUE: DECOUVRIR LES BACTERIES ! Mardi 11 octobre 2016 de 18:00 à 20:00
Cf plus bas


B)

DE LA CHASSE À LA GUERRE CONTRE LES BACTÉRIES, UNE RÉVOLUTION EST EN MARCHE

Conférence publique
Mercredi 12 octobre 2016, dès 18h30
Auditoire Jenny – HUG, rue Gabrielle-Perret-Gentil 4, 1205 Genève L'événement sera suivi d'un apéritif ouvert à tous.

Depuis Pasteur jusqu'à la fin du XXe siècle, la culture de bactéries était la règle pour diagnostiquer une infection bactérienne. Au milieu des années 2000, de nouvelles technologies sont apparues permettant de lire l'ADN et de travailler à partir du génome des bactéries.
Aujourd'hui, que faut-il faire ? Mettre Pasteur à la retraite et tout miser sur la génétique ? Début de réponses avec le Pr. Jacques Schrenzel et le Dr. Etienne Ruppé du Laboratoire de recherche génomique des HUG.



C)
Découvrir les bactéries!
Date, heure et lieu de l'événement :
Mardi 11 octobre 2016 de 18:00 à 20:00
CMU (Centre Médical Universitaire)
Rue Michel-Servet 1
Rendez-vous à l'entrée 1 rue Michel-Servet
1206 Genève
Suisse

Afficher la carte



SOIREE PUBLIQUE: DECOUVRIR LES BACTERIES !
Une pièce de monnaie porte-t-elle plus de bactéries qu'un smartphone? Ou que du savon? Combien de micro-organismes avons-nous dans le corps? A quoi ressemblent ces êtres microscopiques?
Venez répondre à ces questions en observant des bactéries lors de la prochaine soirée publique du Bioscope au CMU. 
Apportez-nous vos objets du quotidien afin de les tester!

Reférences

  • CIIP. (2011). Plan d'études Romand Mathématiques et sciences de la nature. Romandie, Suisse: Conférence intercantonale de l'instruction publique de la Suisse Romande et du Tessin,.
  • Conférence des Directeurs du DIP Genève, & Collectif d'enseignants. (2005). Plan d'études Collège de Genève. DIP Genève.

Séminaire recherche et pratique en éducation des sciences

Le séminaire recherche et pratique en éducation des sciences  (anciennement "picnic DDS") a lieu le lundi en salle 225 à Pavillon Mail
Il est ouvert à tous ceux qui s'intéressent à l'enseignement des sciences.

On y traite de questions qui relient la pratique de classe et la recherche.
Par exemple le prochain, le 10 octobre, traitera de 

"Comment mesurer la progression des élèves durant les apprentissages ? "

L'éducation scientifique travaille trop souvent en aveugle ... on donne des cours, on fait des TP et on ne peut constater vraiment ce qui a été appris qu'aux épreuves et examens.... quand il est trop tard pour réguler et modifier les interventions éducatives.
On manque souvent de données sur ce qui se passe dans la tête des élèves au cours de ce cheminement conceptuel. Des recherches menées à Genève (Lombard, F., et al (2016).pdf)
Les membres Expériment@l peuvent accéder à ces textes)  étudient la progression conceptuelle des élèves durant l'apprentissage, et révèlent des parcours étonnants, diversifiés, procédant par itération et approfondissements successifs. Les implications éducatives seront discutées : notamment pour le guidage en classe de sciences, la conception d'enseignements et de dispositifs d'investigation.

Les suivants traiteront  de dispositifs de réalité augmentée pour aider à comprendre le magnétisme (le 17 octobre), d'un observatoire astronomique contrôlé à distance destiné aux élèves et aux enseignants (31 octobre) et d'autres sujets tout aussi qui sont présentés ci-dessous.
Une affichette est jointe et vous permettra de l'afficher dans la salle des maîtres ou la partager avec d'autres personnes intéressées.  
Si vous avez de sujets intéressants à partager, signalez-le nous !




IUFE  Didactique des Sciences
Prof. A. Müller / Florian Stern

Seminar: Research and Practice in Science Education Fall 2016
dates / date: lundi (Monday) 12h15 lieu / location: IUFE, salle 225

semestre d'automne / fall semester

conférencier / speaker
sujet / topic
date
Marie Merminod, François Lombard
Comment mesurer la progression des élèves durant les apprentissages ?
10 octobre
Julien Da Costa
Électricité et magnétisme: Le changement conceptuel à travers des dispositifs de réalité augmentée.
17 octobre
Stéphane Gschwind
Stellarium Gornergrat - un observatoire astronomique contrôlé à distance destiné aux élèves et aux enseignants.
31 octobre
Patricia Silveira
Enseigner la NOS dans le contexte des sciences citoyennes.
14 novembre
Florian Stern, Kostas Kampourakis, Andreas Müller & Bruno J. Strasser
Genetic determinism and human intuitions.
28 novembre
Marie Merminod, Rémy Kopp
Démarche d'investigation en biologie: étude des
séquences d'enseignement mises en oeuvre par les
étudiants-stagiaires.
5 décembre
In case of questions concerning organizational issues, please contact: Florian.Stern@unige.ch
Kolloquium zu neueren Fragen

Références



De Saussure : une figure scientifique et montagnarde Genevoise 

Horace-Bénédict de Saussure a marqué l'histoire scientifique et montagnarde de la région genevoise chacun le sait - notamment en suscitant le course pour  la première ascension du Mont-Blanc dans un contexte de rivalité sportive et régionale sur les sommets. Surtout au collège qui porte son nom... Mais, une fois cela dit que savons-nous vraiment de ce personnage et de son époque,  des rapports à la montagne et à la science  ?


globe
          gnomonique
Une série de conférences ce samedi au musée d'histoire des sciences - magnifique bâtiment dans un écrin de verdure au bord du lac - face au Mont-Blanc, justement - vous permettra de découvrir quelques facettes montagnardes - avec le CAS - et scientifiques de ce personnage exceptionnel. 

http://www.histoire-passy-montblanc.fr/wp-content/uploads/2014/09/Voyages_Alpes_page_titre_T1_web.jpg    Voyages_Alpes_ed_2002_couv_web
Fig 1: Horace Bénédict de Saussure[img] [img] source : Culture, Histoire et Patrimoine de Passy


Horace Bénédict de Saussure et le relief des Alpes

Pour préparer la rentrée et en lien avec l'exposition temporaire "T'es où ?", les Salons Dufour, la Section genevoise du Club Alpin Suisse et le Musée d'histoire des sciences vous invitent à une matinée de conférences et de théâtre au Musée d'histoire des sciences :



Fig 2: Horace Bénédict de Saussure [img] source : MHS

Horace Bénédict de Saussure et le relief des Alpes
samedi 27 août
de 9h à 12h30 environ


Programme Accueil, par L.-I. Stahl Gretsch (Musée d'histoire des sciences) et Marc Studer (président Les Salons du Général Dufour)
Conférences :
- Dufour et la création de la Section genevoise du Club Alpin Suisse, par Quentin Deville (président du Club Alpin Suisse (CAS), Section Genève)
- Les Pierres du Niton, par Jean Sesiano (Université de Genève et membre du Club Alpin Suisse (CAS), Section Genève)
- Le franchissement des Alpes par l'altimétrie, les triangulations et les cartes, par Martin Rickenbacher (Groupe de travail de l’histoire de la cartographie, Société Suisse de Cartographie, membre de la Commission historique des Salons du Général Dufour)
- L'évolution de la représentation du relief à travers l'Histoire, par Bertrand Levy (maître d'enseignement et de recherche au Département Géographie et Environnement de l'Université de Genève,  rédacteur du Globe (revue genevoise de géographie), membre de la Société de Géographie de Genève)
- Les expéditions de Saussure racontées par les reliefs, par Stéphane Fischer (assistant-conservateur au Musée d'Histoire des Sciences)
Théâtre :
 La lenteur du paysage – sur les traces de Horace-Bénédict de Saussure, d'après "Voyage dans les Alpes", par Natacha Jaquerod, Isabelle Bosson et la troupe de Théâtre Cie Le Facteur Sensible.


Gratuit et tout public, dans la mesure des places disponibles

Construire un "Muon Hunter", détecteur de rayons cosmiques programmable simplement

Construire un Muon Hunter alors qu'ils ne maitrisent pas les lois d'Ohm ou de Newton ? 

Même si les Muons ne sont pas traités dans tous (!) les cours de physique, réaliser un détecteur peut être intéressant pour des travaux de matu' (TM) ou pour des élèves (filles ou garçons) passionnés, ou ... pour des profs passionnés ( oui c'est permis d'être enthousiaste pour sa discipline quand ont enseigne ! :-)

Le
CERN Micro Club vous informe d'un atelier sur la physique et l'informatique pour des élèves, qui aura lieu le Samedi 8 Octobre.


Fig 1: Muon hunter Kit  [img] source http://www.muonhunter.com/
L'atelier consiste à assembler le "Muon Hunter", un détecteur de rayons cosmiques qui peut être programmé très simplement par l'intermédiaire d'un mini ordinateur (le Raspberry Pi ).
La recherche en physique est de nos jours nécessairement associée à l'automatisation et la programmation, et les organisateurs de l'évènement pensent qu'il est essentiel (est intéressant) de faire connaitre et comprendre cet aspect à des élèves qui s'intéressent à la physique.

Vous pouvez en savoir plus en consultant les sites suivants :




N'hésitez pas à envoyer vos questions par email à l'adresse

mercredi 14 septembre 2016

Conférences publiques à l'Université de Genève sur les trous noirs et les ondes gravitationnelles



Conférences publiques à l'Université de Genève sur les trous noirs et les ondes gravitationnelles 

Dans le cadre de la semaine de conférence TeV Particle Astrophysics 2016 tenue au CERN du 12 au 16 septembre, les Prof. Bruce Allen et Prof. Kip Thornel, éminents astrophysiciens, tiendront deux conférences sur les dernières avancées dans le domaine en pleine effervescence de la physique des astroparticules.
Conférences en anglais.
Aucune pré-réservation requise, entrées gratuites.
Mercredi 14 septembre à 19h
"Seeing two black holes merge (with gravitational waves!)" ("Observer la fusion de deux trous noirs (avec des ondes gravitationnelles !)")
par le Professeur Bruce Allen, Institut Albert Einstein d'Hannovre

Uni Dufour - Auditorium U300
La première observation directe d'ondes gravitationnelles issues de la fusion et de la coalescence de deux trous noirs.
Le 14 septembre 2015, les instruments de pointe d'ondes gravitationnelles Ligo ont détecté le signal d'onde gravitationnelle émis alors que deux trous noirs, distants d'environ un milliard d'années-lumière de la Terre, orbitaient autour d'eux-mêmes une dernière fois puis fusionnèrent. Ce fut une nouvelle d'ampleur mondiale car les scientifiques essayaient d'observer un tel phénomène depuis plus d'un demi-siècle. Avant leur fusion, les deux trous noirs étaient respectivement 29 et 36 fois plus gros que le Soleil ; une fois la fusion complétée, il en résulta un seul trou noir d'environ 62 fois la masse du Soleil.
Le Professeur Allen expliquera ce que sont les trous noirs, comment ceux-ci (et d'autres masses accélérées) produisent des ondes gravitationnelles, et comment celles-ci sont détectées. Il dévoilera également les coulisses de cette découverte, et pourquoi les scientifiques sont convaincus que ce signal, nommé GW150914, est une réalité. Pour les amateurs de physique, Bruce Allen détaillera comment les propriétés principales des trous noirs peuvent être directement déduites des données d'observation, et pourquoi aucune autre explication n'est possible.

Vendredi 16 septembre à 18h
"Probing the warped side of our Universe with gravitational waves and computer simulations" ("Sonder le côté déformé de notre Univers grâce aux ondes gravitationnelles et aux simulations par ordinateur")
par le Professeur Kip Thorne, lauréat du Prix Tomalla de la Gravité 2016
Uni Dufour - Auditorium U300

Il y a de cela un demi-siècle, John Wheeler mit ses étudiants et collègues au défi d'explorer la géométrodynamique : la dynamique non linéaire de l'espace-temps courbé. Comment la courbure de l'espace-temps se comporte lorsqu'elle est prise dans une tempête, telle une tempête de mer avec des vagues déferlantes. Nous avons essayé d'explorer ce phénomène et nous avons échoué. La réponse nous échappait, jusqu'à ce que deux outils furent à notre portée : les simulations par ordinateur et l'observation d'ondes gravitationnelles. Kip Thorne expliquera ce que ces outils commencent à nous apprendre, et présentera sa vision du futur de la géométrodynamique.








Un commentaire pour préparer ces conférences que la Dr. Alice Gasparini  a eu la bonté de préparer au pied levé est joint à ce message  :

Conséquences de l’astronomie des ondes gravitationnelles

A une année de la première détection historique d’ondes gravitationnelles, Genève aura l’honneur d’accueillir trois figures centrales dans l’étude de ce type d’ondes et de la cosmologie moderne, à l’occasion de trois conférences qui ouvriront trois aspects de la recherche avancée dans ce domaine au public.
Le sujet intéresse de plus en plus les jeunes  -  probables témoins et/ou acteurs de nouvelles et surprenantes découvertes - et permet de passionner ou simplement de rapprocher ce type de public à la physique et à la recherche fondamentale. C’est pourquoi, de plus que les conférences grand public,  un projet pédagogique SwissMAP met à disposition un cours d’introduction à la cosmologie moderne, complet d’activités, au niveau des élèves du secondaire II.[1]

Mais pourquoi la détection de ces ondes est retenue aussi importante par l’ensemble des scientifiques de la planète ?
Les premières observations directes d’ondes gravitationnelles, en septembre et décembre 2015,  ont été bien plus que le résultat d’un demi siècle de travail de la part de plusieurs centaines de scientifiques, sur plusieurs générations. Ces détections marquent point de départ d’une nouvelle astronomie. La capacité à détecter ce type de signal,  émis lors des  événements les plus  énergétiques de l’Univers, a des conséquences extraordinaire pour le futur de toute la physique moderne : du point de vue de l’astrophysique, de la cosmologie et de notre compréhension fondamentale des lois de l’Univers.  

Astrophysique

Tout au long du siècle passé, la capacité à détecter de nouveaux types de rayonnement nous a permis de photographier l’espace avec de différentes lunettes, et, à chaque fois, d’en extraire des informations aussi fondamentales que complémentaires pour notre compréhension du Cosmos.

Les ondes gravitationnelles permettront d’ouvrir une autre fenêtre - très particulière - sur notre univers. Car, contrairement aux ondes  électromagnétiques, elles n’interagissent pratiquement pas avec la matière interstellaire. Cela nous permettra d’une part d’atteindre des sources à des distances beaucoup plus grandes que par les ondes électromagnétiques, d’autre part d’accéder directement à la physique relativiste de l’horizon des trous noirs, des objets jusqu’ici observés uniquement de manière indirecte par le biais électromagnétique des rayons X.
La détection GW150914 nous a déjà permis de perfectionner les modèles astrophysiques de formation des trous noirs dans l’Univers ancien, lorsque les étoiles étaient moins métalliques et donc plus massives : les trous noirs rémanents à la fin de leur vie étaient aussi plus massifs que ceux d’aujourd’hui. Ce fait explique les 30 masses solaires observées. Avec les prochaines détections, les scientifiques espèrent de pouvoir obtenir plus d’informations, par exemple sur l’axe de rotation des trous noirs avant la collision. En effet, le non-alignement des axes de rotation créerait une modulation particulière du signal dans la phase finale de la coalescence, et cela signifierait que les étoiles à l’origine du système binaire ne se sont pas formées à partir du même nuage de gaz primordial, contrairement au cas où les axes seraient alignés. De plus, la détection d’un plus grand nombre de ce type d’événements permettra une étude une statistique de tels objets, par exemple en les classifiant, comme on le fait déjà pour les étoiles et las galaxies.
Depuis septembre 2015, LIGO ne cesse d’être amélioré: dans l’année 2016 on a pu observer un volume trois fois plus grand qu’en 2015. Nous observons qu’un gain d’un facteur dix dans la sensibilité correspond à une “vision” dix fois plus loin dans l’espace, donc un volume et une augmentation de la fréquence de détection de tels événements mille fois plus grands.
Par la suite, un vrai réseau d’interféromètres sera opérationnel, incluant VIRGO, GEO et TAMA. L’avantage d’avoir des coïncidences de plus que deux interféromètres n’est pas uniquement d’améliorer la sensibilité de la détection, mais aussi celui de pouvoir déterminer la direction d’un événement, ce qui n’a pas été possible pour GW150914.
À cela s’ajoute le projet du lancement d’un interféromètre spatial : LISA, proposé actuellement pour la fin des années 2030, qui sera en orbite héliocentrique, et donc affranchi des bruits sismiques: ce détecteur est conçu pour détecter des ondes gravitationnelles entre 104Hz et 1Hz, fourchette qui recouvre les fréquences émises par de trous noirs de l’ordre de 106 masses solaires, comme les trous noirs supermassifs tapis dans le noyaux des galaxies.

Physique fondamentale

La théorie la plus fondamentale qui nous permet de modéliser l’Univers est la Relativité Générale. Toutefois, pour la plupart de phénomènes observés jusqu’à très récemment, la mécanique classique de Newton est suffisante, quitte à accepter de petites corrections, dans certains cas ou` la Relativité serait plus précise (comme par exemple pour l’effet de lentille gravitationnelle) : ce cours en est la preuve. Toutefois, la mécanique newtonienne n’est plus du tout valable pour la description de systèmes hautement relativistes, comme les trous noirs ou les premiers instants du Big Bang, lorsque le paramètre du système Rs/R = 2GM/c2R 1 : pour ces systèmes la Relativité Générale n’est pas simplement une correction à la théorie de Newton, mais la seule théorie valable.
La détection GW150914 a été la première observation expérimentale où nous avons pu tester la Relativité Générale à fond, et où nous avons pu observer sa précision dans la modélisation du phénomène. Il est important d’observer que nous ne pouvons pas exclure la possibilité que les modèles issus de la Relativité Générale ne correspondent pas aux observations, ce qui signifierait que même la théorie d’Einstein n’est plus suffisante, et pourrait nous donner des indices pour la construction d’une nouvelle théorie, encore plus générale. Dans ce sens, GW150914 a été une confirmation spectaculaire de la Relativité Générale, et l’étude d’autres événements de ce type, en plus de tester cette théorie, nous permet de poser des contraintes sur le modèles théoriques qui en vont au delà, comme les théories de cordes ou de gravité quantifiée.
En plus de la détection de coalescences de trous noirs, celles d’étoiles à neutrons ont une importance particulière pour la physique moderne, en particulier pour le physique des particules, d’autant plus que, contrairement aux collisions de trous noirs, celles où au moins un des corps est une étoile à neutrons serait accompagnée par une émission de rayons gamma, donc facilement identifiable.
Une étoile à neutrons est un astre où l’attraction gravitationnelle est tellement intense que la matière ordinaire ne peut pas subsister : il n’y a plus la place pour l’énorme vide normalement présent dans les atomes, où le “nuage” d’électrons se localise. Les charges négatives s’effondrent dans les noyaux en ne formant plus que des neutrons, en tout cas dans la couche plus externe de l’étoile. Nous ne savons pas ce qu’il y a à l’intérieur d’un tel astre, mais probablement un plasma de particules subatomiques comme les quarks.
On sait qu’une étoile de neutrons ne peut pas avoir une masse plus petite que 1,4 masses solaires (la limite de Chandrasekhar), car en deçà de ce seuil la pression gravitationnelle n’est pas assez grande pour créer de neutrons, et nous avons des étoiles de type naines blanches. D’autre part, au delà d’environ 3 masses solaires, pour éviter son effondrement, la matière constituant l’étoile devrait être tellement la rigide que même la vitesse du son à son intérieur dépasserait celle de la lumière (on parle alors de limite de Oppenheimer-Volkoff ). La limite supérieure reste théorique et nous n’avons jamais observé des étoiles à neutrons de plus de deux masses solaires. Des hypothèses existent concernant l’existence, entre 3 et 5 masses solaires, d’étoiles formées par des particules subatomiques comme des étoiles de quarks, sans aucune observation.
Dans tous les cas, la détection d’ondes gravitationnelles émises par de corps compacts pourra nous donner des contraintes observationnelles concernant l’existence d’étoiles de particules subatomiques, et les équations d’état d’un plasma de quarks.


Nous soulignons que la détection en même temps d’ondes gravitationnelles et d’une contrepartie lumineuse provenant du même événement pourra, entre autre, confirmer que la radiation gravitationnelle et celle électromagnétique se propagent à la même vitesse. Si cela ne devait pas être le cas, nous pourrions déterminer la masse du graviton[2]  à partir du retard que les ondes gravitationnelles auraient par rapport à la lumière, et poser des contraintes sur la portée de l’interaction gravitationnelle. Cela confirmerait certains modèles théoriques qui expliquent l’accélération de l’Univers par une masse du graviton. Ce fait pourrait expliquer pourquoi, au delà d’une certaine échelle, l’attraction gravitationnelle ne serait plus dominante, et donc l’origine de la (pas encore comprise) accélération de l’Univers.


Cosmologie Moderne

La détection d’ondes gravitationnelles provenant de coalescences d’étoiles de neutrons à de distances cosmologiques pourra compléter et améliorer l’étude de l’accélération de l’Univers, donc du rôle de l’énergie noire, à condition d’en connaître la direction[3]. En effet, a` partir du rayonnement lumineux reçu, nous pourrons déterminer le redshift de la source. D’autre part, l’amplitude de l’onde gravitationnelle détectée nous donnera accès au flux d’énergie reçu, donc à sa distance lumineuse.

Or, les modèles théoriques nous permettent de connaître la luminosité en ondes gravitationnelles de ce type de collisions, ce qui en fait des chandelles standard au moins aussi précises que les supernovae Ia, mais accessibles à de plus grandes distances.
La détection directe d’ondes gravitationnelles nous ouvre aussi les portes à un éventuel fond cosmologique, résidu du Big Bang, analogue au fond diffus d’ondes électromagnétiques (le CMB). En effet, au découplage électromagnétique du plasma primordial (380000 ans après le Big Bang), la lumière a pu s’échapper et voyager librement dans l’espace sous la forme de fond diffus cosmologique : à cette époque l’Univers est devenu “transparent” aux ondes électromagnétiques. De la même manière, au moment du découplage gravitationnel, les ondes gravitationnelles ont cessé d’interagir avec le plasma primordial et ont pu voyager librement : l’Univers est devenu transparent a` la radiation gravitationnelle. Si ce découplage a eu lieu, bien avant le découplage électromagnétique, la radiation gravitationnelle a du voyager dans l’espace jusqu’à nous.
Une détection du fond diffus cosmologique d’ondes gravitationnelles nous permettrait d’établir un portrait de l’Univers à l’âge du découplage gravitationnel : 1043s après le Big Bang.


[1] Pour plus d’informations, contacter Alice.gasparini@unige.ch
[2] De manière analogue au photon pour la lumière, le graviton est la particule associée à la radiation gravitationnelle. Seule les particules à masse nulle peuvent aller à la vitesse c, et plus une particule est massive, plus elle nécessite de l’énergie pour être accélérée à une vitesse proche de c.
[3] Ce qui demande la coïncidence entre plus que deux interféromètres.


 Ressources

Les mystères du Léman en image : invitation à la projection du film le Fjord du Léman



Sous l'apparente sérénité du Léman se cache une diversité de vie sans fin 


Sous l'apparente sérénité du Léman se cache une diversité de vie sans fin. Afin de pouvoir appréhender petit à petit les mystères du lac et de ses environs, des équipes de scientifiques du Département des sciences de la Terre et du Département F.-A. Forel des sciences de l'environnement et de l'eau de l'Université de Genève (UNIGE) ont passé plusieurs mois sur les eaux. Lancée par Walter Widi, une grande opération de cartographie bathymétrique a duré trois mois pour remettre à jour la carte qui datait de 1892. Dans leurs travaux de recherche, les équipes de Jean-Luc Loizeau et Stéphanie Girardclos ont aussi pu avancer vers une meilleure connaissance du delta du Rhône lémanique, livrant des indications précieuses sur les transformations de l'environnement par les hommes et le climat.
Ce travail a été filmé par le réalisateur Philippe Boucher qui présente son film, « Le Fjord du Léman », le jeudi 15 septembre à 18h30 à la salle U300 de Uni Dufour. Lors de cette projection, le réalisateur et les divers intervenants du film seront présents pour répondre à toutes vos questions.


Nous avons le plaisir de vous inviter à une projection privée du film « Le Fjord du Léman », un documentaire qui met en valeur les chercheurs et chercheuses de l'UNIGE qui travaillent sur le lac Léman. 
le jeudi 15 septembre à 19h, 
en salle U300 au sous-sol d'Uni Dufour. 
Un apéritif d'accueil vous sera offert dès 18h30. 

Philippe Boucher (réalisateur), Stéphanie Girardclos (maître d'enseignement et de recherche au Département des sciences de la Terre, Faculté des sciences), Tiago Adrião Silva (doctorant à l'Institut Forel, Faculté des sciences) ainsi que l'ensemble des personnes présentes dans le film vous accueilleront et répondront à vos questions après sa diffusion. Le nombre de place étant limité, inscrivez-vous sans plus attendre. 

Avec son œil de photographe, Philippe Boucher prend la caméra dans son film « Le Fjord du Léman » et suit les pas de celles et ceux qui vivent et travaillent avec passion, sur et autour du lac Léman. Portraits et découvertes s'orchestrent dans cette réalisation sincère et naturelle. De la carte bathymétrique réalisée par l'Institut Forel à l'étude d'événements climatiques qui se sont produits sur le Léman, le film retrace avec poésie de passionnantes recherches scientifiques. 
Pour plus de renseignements, consultez la page web de Philippe Boucher. 

Références

Le cerveau, des neurosciences au neuropouvoir"

Les neurosciences : enjeux éthiques

Une très belle soirée débat sur les enjeux éthiques des neurosciences et proposée aux enseignants mardi prochain. 

L' un des intervenants, Bernard Baertschi, a accepté de sélectionner un article réservé aux  membres Expériment@l-tremplins  :

  • Baertschi,Bernard. (2011) Neurosciences et éthique. Revue connaitre 36-37 intranet.pdf
Il permettra de se préparer au débat, ou d'approfondir après.
Il faut s'inscrire Dans cette page : Réserver
mardi 13 Septembre - Soirée débat autour du cerveau
    

Madame, Monsieur,


Nous avons le plaisir de vous inviter à une soirée débat sur le thème "Le cerveau, des neurosciences au neuropouvoir", mardi 13 Septembre 2016, en partenariat avec la Fondation Martin Bodmer et la Fondation Campus Biotech Geneva.

Après la présentation du Human Brain Project par Pierre Magistretti, Professeur au Brain Mind Institute et fondateur de la Société suisse des neurosciences, un débat s'engagera sur le thème toujours passionnant du cerveau.

Participants : Hervé Chneiweiss, président du Comité d'éthique de l'INSERM, Bernard Baertschi, de l'Institut Ethique, Histoire, Humanités de l'Université de Genève et Pierre Pollak, chef du service de neurologie des Hôpitaux Universitaires de Genève et pionnier de la stimulation cérébrale profonde.

Le débat sera animé par Bertrand Kieffer, rédacteur en chef de la Revue Médicale Suisse.

Suite au débat, nous remettrons les prix du public et du jury de notre exposition, "l'homme réinventé par la science : Vision d'artistes", en partenariat avec Art'Place, autour d'une verrée.

L'accès au Campus BioTech n'étant pas public, l'inscription est gratuite mais indispensable  Dans cette page : Réserver

Venez nombreux, nous serons ravis de vous recevoir,

Cécile Caldwell
Secrétaire Générale  

Brocher Foundation
Références

  • Baertschi,Bernard. (2011) Neurosciences et éthique. Revue connaitre 36-37 intranet.pdf